Passage secret de la Tess
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 Oh, boy ! >> Ft. Kurt

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MessageSujet: Oh, boy ! >> Ft. Kurt   Lun 2 Oct - 19:53

Personnage utilisé : Venise Morlevent







Après la journée d’hier, celle-ci allait certainement me sembler bien fade. Du moins c’est ce que je pensais ce matin en me levant. Les images de la journée d’hier n’arrête pas de me revenir en tête, mon arrivée, ma… discussion fort aimable avec Aiden et Kurt, cette danse que nous avons partagé lui et moi et l’entraînement avec Luka. Tous ces moments que j’aurais certainement bien aimé peindre, pour ne jamais les oublier. Cerf-Blanc n’est peut-être pas une pute. Une gentille pute ? Ptêtre bien. Je descends les escaliers de l’appartement d’Elyan quatre à quatre et rejoint Luka qui m’attend au coin de la rue. Il me sourit, passe son bras par-dessus mon épaule et, ensemble, nous rejoignons l’université en se chamaillant gentiment, comme le ferait un frère avec sa petite sœur. Enfin ça c’est ce que je pense. Je vois bien les regards venimeux que certaines filles me lancent, Luka semble avoir du succès ici. En même temps il est beau comme un cœur mon Lucky.


« Mmh je suppose qu’on ne s’attend pas ce soir ? Vu que tu as proposé une sortie avec ce… Kurt. »


Haut les cœurs Luka, c’est juste une façon de me faire pardonner de mon comportement envers lui. Je secoue la tête en retenant un rire, je ne comprends pas vraiment pour le prénom de Kurt semble raisonner comme une insulte dans la bouche de mon ami d’enfance. Et pourquoi il m’a tenu un discours sur lui hier, me disant de faire attention et qu’il n’était pas le genre de mec que je pensais qu’il soit. Sauf que, pour la première fois, je ne suis pas vraiment d’accord avec lui.  Et puis, je n’ai pas vraiment besoin de lui pour faire attention à moi, je suis assez grande maintenant. Il soupire et m’ébouriffe les cheveux avec un sourire, petit rire qui se veut rassurant, mais je vois bien que quelque chose ne va pas, et m’embrasse sur le front. Il me laisse seule devant mon casier avant même que je ne puisse lui demander quoi que ce soit. Levant les yeux vers mes cheveux, je tente de remettre de l’ordre dans mes cheveux en soufflant et en me passant la main dans mes boucles blondes avant d’ouvrir mon casier et de me recoiffer correctement en me regardant dans le miroir au fond de mon casier. Mes yeux se posent sur mes cahiers que j’ai tentée de ranger hier en décorant mon casier, sans vraiment de succès. Le rangement c’est pas mon délire. Mes doigts glissent sur mes livres, alors que je remarque la présence d’une feuille de classeur, qui n’était pas là hier, j’en suis certaine. Penchant légèrement la tête sur le côté, je la prend dans mes mains la déplie et plisse les yeux en essayant de déchiffrer ce qu’il y a écrit. « Pour : Blondie. De : Mon joueur préféré de base-ball (ou capitaine idiot). » J’éclate de rire, alors que mes yeux parcourent le reste de la lettre. L’Albatros. Écrit en français. Mes joues se mettent à chauffer alors que je referme mon casier précipitamment. Je reste un moment, plantée devant mon casier, main sur la hanse de mon sac, sans vraiment trop savoir quoi faire. Pourquoi il a fait ça ? Je, enfin, euh ? Ok, reprends-toi Vee, ton cerveau commence à chauffer là. La sonnerie va bientôt retentir, je devrais peut-être aller… En quoi déjà ? Je sais même plus. Je tourne la tête de chaque côté, comme si j’espérais que personne n’ait vue ma réaction et me dirige vers la salle d’art d’un pas saccadé. Il ne faut pas faire des trucs comme ça à Venise Morlevent, ça lui retourne le cerveau.



La matinée se passe vite. Le cours d’art est intéressant, le sujet aussi. Tant mieux, au moins un cours où je pourrais resté ne serait-ce qu’une heure concentrée. Enfin c’est vite dit. Je ne sais pas vraiment pourquoi j’ai dessiné ce truc sur ma feuille. Cet albatros. Je suis à deux doigts de le froisser et de le jeter à la poubelle quand la sonnerie annonçant la fin de ma journée retentit. Je m’empresse de sortir de la salle, rangeant mes affaires à la va-vite et sortant l’université d’un pas léger, écouteur sur les oreilles pour me diriger vers le bar de mon frère.



« Baaaaaaaart je suis rentrée ! »


Il m’accueille à bras ouvert, ébouriffant mes cheveux comme l’a fait Luka plus tôt dans la journée. Je lui fais la même chose en balançant mes affaires dans un coin du bar, grimpant sur le comptoir pour le rattraper alors qu’il tente de s’échapper.


« Reviens ici crétin de frère ! »


Il essaye d’esquiver en ricanant mais je suis plus rapide et me jette littéralement sur ses épaules, en lui frottant le sommet du crâne avec mon poing. Nous passons un moment à se chamailler, parler de tout et n’importe quoi. Je ne me cache pas de lui raconter ma journée d’hier, Bart et moi on se dit tout, absolument tout. Aucun tabou entre nous, je ne suis même pas sur qu’il connaisse le sens du mot tabou d’ailleurs. Il ricane quand je lui parle de Luka, comme s’il avait l’air de comprendre autre chose. Sauf que moi je comprends pas, et ça m’énerve. Je m’assois sur le comptoir près de lui, alors qu’il s’occuper de nettoyer la vaisselle et me penche sur mes devoirs d’art, qui ne m’intéresse soudain plus vraiment.


« Bart. Laisse moi tirer une taff.
- Même pas en rêve princesse.»


Je lâche un profond soupire d’exaspération alors que je me jette à nouveau sur lui, essayant d’attrapé sa roulé qu’il garde précieusement entre ses doigts.


« Baart ! Juste une, steu plaaaaaaaaaait »


Je lui fais mon air de chien battu, battant des cils en essayant de l’attendrir du mieux que je peux, mais il ne cède pas, et dire une longue bouffée de fumée en me narguant, laissant s’échapper un épais nuage de fumée au-dessus de lui. Je grogne, fait semblant de bouder et croise les bras sur ma poitrine en levant un sourcil.

« Barthélémy George Morlevent, si vous ne me donnez votre cigarette je… » Je me mord la langue, retenant un rire moqueur  « Je dis à Elyan que tu vends des trucs pas nets au lycéen du coin. Et que t’enlèves ta bouc' d’oreille quand tu fais des soirées… »


Il me colle sa cigarette entre les lèvres et je ne peux m’empêcher de montrer mes muscles, victorieuse. Venise Reine du Chantage.


« Eh bien beau brun, qu’est-ce que tu fais ici par un temps si ensoleillé ? Tu es d’humeur solitaire ou bien la compagnie de ta pompomgirl et de tes beaux coéquipiers ne te suffit plus ? J’espère que ma compagnie te suffira… »


Je rejette la tête en arrière pour regarder à qui mon crétin de frère fait des avances et lâche un petit rire crispé en reconnaissant les boucles brunes de Kurt.



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MessageSujet: Re: Oh, boy ! >> Ft. Kurt   Lun 2 Oct - 21:45


Les nouveaux sont nuls. Voilà. Moi qui comptais amener du sang neuf dans l'équipe, je me retrouve avec des kékés qui veulent intégrer l'équipe parce que "être joueur de base-ball et porter la veste des Tigers ça a son effet". Je les ai tous envoyés chier. Ils jouent comme des manches et se sont tous fait humiliés par Aiden. Aucun talent. Ça va que la saison n'a pas encore commencée, on a le temps. Thomas et les autres m'ont proposés une sortie pour me changer les idées, j'ai refusé, prétextant un devoir de philo à terminer. En réalité, j'ai le rendez-vous avec Venise ce soir. Mais bon, c'est pas correct de le dire à Aiden alors qu'il me parle d'elle absolument... tout le temps. J'ai l'impression de lui voler quelque chose, de ne pas être clair avec lui mais... bref. C'est juste... une discussion. Ok? Mes écouteurs sur les oreilles, ma veste des Tigers et mon sac sur le dos, je m'avance sur le parking sombre. Une fine bruine s'abat sur Cerfblanc, rendant la ville encore plus triste qu'elle ne l'est déjà. Heureusement, il est plutôt tard. On n'y voit plus rien. "Footloose" tourne en boucle depuis hier dans ma tête et dans mes oreilles. Je n'arrive pas à oublier mon emportement d'hier, j'espère juste que Venise ne l'as pas mal pris ou un truc du genre. Mes pieds ne peuvent s'empêcher de bouger frénétiquement. Je relève les yeux vers l'enseigne, m'attendant à y être seul. Mais le patron n'a pas l'air d'être seul, lui. Je plisse les yeux.

Venise est installée sur le comptoir, une cigarette pend de ses lèvres. Elle a l'air de bien s'amuser avec le patron. Je fronce les sourcils. Bon, ce qu'elle fait avec lui ne me regarde pas mais... ce type doit avoir vingt ans de plus qu'elle. Peut-être qu'elle... aime les types plus âgés? Je hausse les épaules en signe de mon indéfectible incapacité à comprendre le monde et passe la porte en retirant un de mes écouteurs. La musique qui passe fait une étrange résonance avec celle de mes écouteurs. Je passe ma main dans mes cheveux humides. Super. Ils sont encore plus bouclés qu'à l'accoutumée. Je grogne, les secoue comme je peux. Enfin, le patron me remarque.

- Eh bien beau brun, qu’est-ce que tu fais ici par un temps si ensoleillé ? Tu es d’humeur solitaire ou bien la compagnie de ta pompomgirl et de tes beaux coéquipiers ne te suffit plus ? J’espère que ma compagnie te suffira…

Je le regarde, interloqué. Ce type est un peu malsain sur les bords, mais il doit faire tourner les têtes des gens dans son genre. J'ai rien contre les gays, en fait j'en ai même rien à foutre de la sexualité des autres personnes. Sauf quand ils me draguent ouvertement, quoi. Je fronce les sourcils, retire mon deuxième écouteur en haussant les épaules. Ma pompomgirl, elle est revenue en rampant comme un serpent ce matin. C'est ce qu'elle fait tout le temps. Et moi, pour me faire pardonner, je suis allé manger avec elle ce midi. J'ai un sourire crispé.

- Les autres sont tous sortis. Moi, j'avais autre chose de prévu, je dis, alors qu'un vrai sourire se dessine sur mon visage. Venise tu... t'es peut-être occupée? On peut remettre ça si tu veux. Un autre soir, je veux dire.

Je m'avance, secoue à nouveau mes cheveux et tente d'y remettre l'ordre, sans aucune sorte de succès. Je soupire bruyamment, lâche un "bloody hell". L'odeur de la cigarette se répand lentement dans mes narines. J'aime pas fumer. Enfin, je trouve ça un peu inutile, mais je ne dis pas non à un petit quelque chose en plus qui m'aiderai à me détendre...

- Mon poème t'as plu, blondie? Ne me dis pas que tu ne sais pas de quoi je veux parler, je t'ai vus le prendre, je dis, un sourire espiègle fendant à nouveau mon visage.

Oui, c'est vrai. Je sais pas ce qui m'a pris. Je m'ennuyais en Lettres Classiques alors j'ai pris une feuille et j'ai essayé de le poser à l'écrit. C'est dur, parce que je ne parles pas du tout le français. A la fin, il était plein de ratures. Mais bon, au moins il est entier. J'ai surligné le dernier vers, comme s'il était plus important que les autres. Comme s'il nous représentait tous les deux. Comme si on avait une histoire avec ce poème. Mes doigts jouent avec le fil rouge de mes écouteurs. Je dois avoir l'air d'un enfant qui attend que la sentence lui tombe dessus. Mes yeux ne peuvent pas quitter ceux de Venise. Je vogue entre l'hésitation et l'hilarité, pas très sûr de moi. En même temps, Venise m'a appris qu'on ne peut jamais être sûr, avec elle.

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MessageSujet: Re: Oh, boy ! >> Ft. Kurt   Lun 2 Oct - 23:14

Personnage utilisé : Venise Morlevent







Bart semble bien le connaître et ne se gêne pas vraiment pour le regarder d’un air avide. Il est vraiment irrécupérable. Kurt semble se crispé et je ne peux m’empêcher de me demander comment ce fait-il que Bart connaissent les fréquentations du capitaine des Tigers. Ta pompomgirl Je n’ai pas vraiment besoin de chercher bien longtemps pour trouver de qui il s’agit. Mon cœur se serre, déçue d’avoir passé un moment aussi unique avec un homme baisant avec une catin pareil. Je me suis une nouvelle fois emballée trop vite à son sujet.


« Les autres sont tous sortis. Moi, j’avais autre chose de prévu. Venise tu… t’es peut-être occupée ? On peut remettre ça si tu veux. Un autre soir, je veux dire. »


Kurt sourit, Bart me lance un regard remplis de sous-entendus. Je peux presque entendre sa voix dans ma tête, comme s’il me parlait pas télépathie. « Alors princesse, nouvelle dans le lycée et t’as déjà un rencard avec le capitaine de l’équipe de base-ball ? Je suis fier de toi soeurette si tu savais ! » Vas te faire voir, Bart, ma main vient frapper le sommet de son crâne. Je le regarde avec insistance, langage muet que possède les frères et sœurs, je lui intime de se taire, de devenir complètement transparent. Sauf que les Morlevent ne sont jamais transparent. Pour ce qui est de Venise et Barthélémy en tout cas. Kurt s’avance, passe une main dans ses cheveux humides et bouclés par la pluie. Je jure entendre un ronronnement provenir de la gorge de Bart. Je vais le tuer un jour.


« Mon poème t’as plu, blondie ? Ne me dis pas que tu ne sais pas de quoi je veux parler, je t’ai vus le prendre. »


Ahah, connard. Mes joues se colorent automatiquement en rouge, je détourne les yeux, mou un peu fâché. Oui, il m’a plu. L’intention m’a plu. Ces petites ratures montrant qu’il a essayé de s’appliquer m’ont plu. Tout aurait pu me plaire si seulement il n’avait pas une pompomgirl pendu à son bras. Bart sent mon malaise et me frotte la tête, on se dit tout mais nous n’avons pas vraiment besoin d’ouvrir la bouche pour se comprendre.


« Bien, bien, je vois que vous avez des choses à vous dire tous les deux ! Si vous me cherchez je suis dans la réserve. Jouez pas avec les allumettes. Peace & Love comme on dit. Oh, boy, Veeny, je te laisse la baraque pendant que tu discutes, déconne pas avec les stocks, ok ? Je te connais. »


Je lui lance la cigarette dessus, qu’il s’empresse d’écraser avant qu’elle ne fasse flamber ses vêtements. Ou son bar. Il s’arrête, me regarde, air malicieux il prononce cette phrase en français, se doutant que Kurt ne puisse pas comprendre.


« Si vous voulez vous amusez c’est dans la chambre en haut. Y a tout ce qu’il faut. »


Et il se tire en rigolant, tandis que je rugis son prénom complet en lui lançant ma trousse, devenant aussi rouge qu’une pivoine. Je me lève d’un bond, saute sur comptoir et récupère ma trousse en pestant, essayant en même temps de retrouver des couleurs normales. Je me redresse, fait face à Kurt en me raclant la gorge, faisant comme si Bart n’avait jamais été là.


« Super le poème, oui. » Je le dis peut-être un peu trop sèchement. Je ne peux pas m’empêcher de revoir Jilian crier son prénom dans l’amphithéâtre. Je suis vraiment stupide. J’essaye d’adoucir un peu ma voix, ne voulant pas lui faire croire que je n’ai pas aimé. « C’était drôle, j’avoue, j’ai souris un tout petit peu, mais pas trop non plus. »


Je mets mes deux index au coin de mes lèvres et tire dessus pour dessiner un sourire. Je m’avance vers le comptoir, sors deux verres et un shaker pour me préparer un cocktail, rare chose que Bart m’ait apprise dans son bar.


« Je te sers quelque chose, joli cœur ? Profite, c’est la maison qui offre. Enfin mon frère. Je le rembourserais en « rangeant » sa chambre. »


Ou en mettant des punaises dans son lit, j’en sais rien. Je me prépare un Sex on the beach en quelques instants et tend son verre à Kurt, buvant distraitement à la paille, sans croiser ses yeux vert. Oh, et puis merde, je suis pas du genre à garder ma langue dans ma poche quand quelque chose ne va pas.


« Au fait joli cœur, tu lui écris aussi des poèmes à ta pompomgirl ? Parce que tu sais en France écrire de la poésie à une fille c’est… Très romantique quoi. »


J’hausse les épaules de la même manière que lui lorsqu’il ne sait plus quoi dire et m’installe sur une chaise haute en face de lui, paille dans la bouche, louchant légèrement pour la regarder rouler dans le liquide aux couleurs chaudes.

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MessageSujet: Re: Oh, boy ! >> Ft. Kurt   Mar 3 Oct - 9:24

Elle se détourne, je me rembrunit un peu. Bon, je pensais qu'elle aimait la poésie moi. Peut être que la blague ne lui a pas plu? Je me retiens de hausser les épaules, signe de l'abandon du questionnement intérieur. Le patron lui frotte la tête. Je n'avais pas encore remarqué leur ressemblance... Se pourrait-ils que...

- Bien, bien, je vois que vous avez des choses à vous dire tous les deux ! Si vous me cherchez je suis dans la réserve. Jouez pas avec les allumettes. Peace & Love comme on dit. Oh, boy, Veeny, je te laisse la baraque pendant que tu discutes, déconne pas avec les stocks, ok ? Je te connais.

J'ai un petit sourire. Elle lui envoi sa cigarette dessus, le patron lance une réplique en français, hilare. Venise semble se décomposer, virant au rouge écrevisse. Mes yeux passent d'elle à la trousse qui vient de voler au sol. Oh, je crois comprendre. Je tente par tous les moyens de cacher mon sourire en regardant ailleurs. Venise va ramasser ses affaires en lâchant un chapelet d'insultes, parmi lesquelles je reconnais quelques jolis mots prononcés par Aiden de temps à autres. Mais je suppose que certaines insultes sont propres au Québec. Je lui demanderai, un de ces quatre. Elle se redresse devant moi, toussote. Je hausse les épaules en dévoilant un grand sourire.

- Super le poème, oui.

Je me renfrogne immédiatement. La douche froide. Bon et bien plus de poèmes alors, je pensais qu'elle avait un peu d'humour. Peut-être pas le même que le mien, remarque. Je ne sais vraiment pas sur quel pied danser, avec elle.

- C’était drôle, j’avoue, j’ai souris un tout petit peu, mais pas trop non plus.
- Ah, je dis simplement pour tout commentaire.

Elle me fait un sourire aidé de ses index. Elle a de très jolies mains, délicates. Avant que je n'ai le temps d'en observer d'avantage, elle se dirige derrière son bar. Je viens m'asseoir en face d'elle, sur un siège en hauteur. J'enlève ma veste trempée et mon sac, que je pose sur le côté.

- Je te sers quelque chose, joli cœur ? Profite, c’est la maison qui offre. Enfin mon frère. Je le rembourserais en « rangeant » sa chambre.
- La même chose, je marmonne, accoudé au bar, le poing contre la joue.

Alors c'est son frère? Je suis trop con, comment j'ai fais pour ne pas remarquer? Elle me tends mon verre, je la remercie.

- Au fait joli cœur, tu lui écris aussi des poèmes à ta pompomgirl ? Parce que tu sais en France écrire de la poésie à une fille c’est… Très romantique quoi.

Je sens le rouge me monter aux joues. Je déteste cette réaction physique visible de tous. Je me masse la nuque alors qu'elle hausse les épaules. Si elle aussi prend cette habitude, je ne vais plus m'en sortir. On discutera en haussement d'épaules.

- Mmh non. C'est juste que... j'aime beaucoup ce poème et sa signification, l'histoire de ne pas se sentir adapté à son environnement c'est... très fort, je soupire.

Est-ce que Venise ne se sent pas adaptée à son environnement, en Amérique? J'aimerai bien lui poser la question, mais me ravise.

- Je n'écris pas de poèmes à Jilian. Elle n'en comprendrai pas la signification. Pas qu'elle soit stupide, hein, mais elle... on est pas sur la même longueur d'ondes quoi.

Je me sens complètement stupide de me justifier comme ça auprès d'elle. Et puis, de lui dévoiler un peu ce que je vis avec Jilian c'est... un peu étrange, je suppose. Je hausse les épaules.

- Quand je te disais que j'aimais la poésie, c'était pas une blague. J'en connais quelques unes, en français! Mais si tu n'en veux plus dans ton casier, alors tant pis, je dis en souriant. Un léger blanc, je cherche mes mots. Ah, au fait, je n'ai pas vraiment eu l'occasion de te remercier hier pour la danse. C'était vraiment cool, je comprends vraiment pourquoi Luka t'as réclamé. C'est lui ton partenaire, c'est ça? Oh, je veux pas me mêler de votre vie privée tout ça hein...

J'ai parlé un peu vite. Et puis j'ai mélanger partenaire de danse et partenaire tout court. Remarque, c'est peut-être pour ça qu'il était si hostile à ma présence. Moi non plus, j'aime pas quand on se trouve trop proche de Jilian, même si... notre relation n'est pas vraiment remplie d'amour dégoulinant. Je sirote ma boisson pour m'empêcher de parler un peu plus. Je me retiens de dire à Venise qu'elle aurait fait une pompomgirl d’exception, avec ce que j'ai vu de son énergie hier. Jilian aurait-été ravie d'avoir la nouvelle petite française avec elle. Mais étrangement, je ne lui souhaite pas du tout de faire partie de cette équipe. Toutes les filles qui en font partie sont totalement soumises à Jilian. Si elles le pouvaient, elles lécheraient ses chaussures. Je voudrai bien la mettre en garde contre le niveau de venin que peut lâcher cette vipère, aussi sublime soit-elle.

- Alors c'est ton frère qui tient le bar? Je viens souvent ici. Avec les autres, ou tout seul. Si j'ai de la philo je viens tout seul, c'est dur de travailler quand... Aiden et les autres sont là, je dis simplement.

Bloody hell, cette conversation est hyper étrange. D'habitude, je n'ai aucun soucis de communication. Mais j'ai l'impression de marcher sur des œufs avec Venise Morlevent.

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MessageSujet: Re: Oh, boy ! >> Ft. Kurt   Mar 3 Oct - 10:53

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Il a d’abord semblé vexé de ma réaction. Mais comment lui dire que sa petit attention m’a fait très plaisir, moins quand j’ai compris qu’il était… En chasse gardée quoi. Je n’aime pas vraiment qu’on me prenne pour une conne et surtout, je ne veux pas d’ennuis. Pas très envie de voir débarquer l’autre sorcière et qu’elle me jette un sort pour avoir osé recevoir les lettres de son petit ami. Je me ferais une joie de jeter ma représentation de l’Albatros quand Kurt sera parti.


« Mmh non. C’est juste que… j’aime beaucoup ce poème et sa signification, l’histoire de ne pas se sentir adapté à son environnement c’est... très fort. »


Il se masse la nuque, semble gêné. Je me détends, baisse ma garde. « Ce n’est pas le genre de personne que tu penses qu’il soit, Vee. » Luka a raison. Mais ça, il ne le sait pas, s’arrête au deuxième mur. Il y en a encore bien d’autres derrières.


« Je n’écris pas de poèmes à Jilian. Elle n’en comprendrai pas la signification. Pas qu’elle soit stupide, hein, mais elle… On est pas sur la même longueur d’ondes quoi. »


Je retient un petit rire moqueur. Jilian est le genre de fille qui ne sait s’exprimer qu’en crachant du poison. Pas étonnant qu’elle ne pige pas un mot d’un poème de Baudelaire. Aucune subtilité. Aucune élégance. Que de vulgarité qui lui colle si bien à la peau. Je ne la connais même pas et j’ai déjà des envies de meurtres. Je me retiens, du bout des lèvres, de lui demander pourquoi il s’entête à rester avec une fille pareille. Parce que je connais la réponse. Et qu’elle est si futile et ridicule que je n’ai même pas envie de l’entendre de vive voix. C’est sur que ça doit être bien d’avoir une pute qui sert de réservoir.


« Quand je te disais que j’aimais la poésie, c’était pas une blague. J’en connais quelques unes, en français ! Mais si tu n’en veux plus dans ton casier, alors tant pis. Ah, au fait, je n’ai pas vraiment eu l’occasion de te remercier hier pour la danse. C’était vraiment cool, je comprends vraiment pourquoi Luka t’as réclamé. C’est lui ton partenaire, c’est ça ? Oh, je veux pas me mêler de votre vie privée tout ça hein… »


J’en veux toujours. Pouvoir ouvrir mon casier le sourire aux lèvres en me torturant les méninges pour trouver le poème du jour. Je veux beaucoup de chose, que je ne peux pas avoir. Comme pouvoir danser sans m’arrêter, sans crever de fatigue, sans avoir les pieds qui saignent à force de tourner et tourner encore. Je veux que Luka prenne son envol et qu’il n’ait plus besoin de moi pour briller. Parce qu’il brille plus que moi, je le sais. Je fixe le contenu de mon verre, me perdant un peu dans mes pensées. Partenaire. C’est bien plus que ça et en même temps bien moins. Les années nous ont séparés, déchirés.


« Alors c’est ton frère qui tient le bar ? Je viens souvent ici. Avec les autres, ou tout seul. Si j’ai de la philo je viens tout seul, c’est dur de travailler quand… Aiden et les autres sont là. »


J’ai l’impression qu’il se force à faire la conversation, comme s’il n’était pas à l’aise. Je n’aime pas les gens mal à l’aise, parce qu’on ne peut pas agir comme on a l’habitude de faire. Je plie souplement une jambe pour la glisser son ma cuisse, m’installant en semi tailleur sur le tabouret et pose mon verre sur la table.


« Je serais ravie de recevoir d’autres poèmes dans mon casier, Kurt. Français comme anglais. Et puis… Si tu as besoin de discuter de la signification de l’un d’eux, je suis certainement la personne à qui tu peux t’adresser. Mais je ne veux pas d’ennuis avec Jilian, hein. Parce que mettre des poèmes dans le casier d’une fille, c’est pas vraiment le genre de chose qu’on fait quand on a une petite amie. » Je lui souris sincèrement « On remet ça quand tu veux pour la danse ! Je fais ça tout le temps. Dès que j’ai besoin de… m’exprimer, je danse. Seule ou avec Luka. Nous sommes partenaire oui, pour ce qui est de la danse. Sinon c’est mon meilleur ami d’enfance. Le genre d’amitié fusionnel où on ne peut pas vivre l’un sans l’autre quoi. »


Je lâche un rire silencieux, replongeant dans tous les souvenirs d’enfance que je partage avec Luka. C’était le bon vieux temps comme on dit.


« Le bar ne doit pas être très confortable pour réviser de la philo avec tout le boucan que fait mon frère ! J’habite juste au-dessus. Si tu cherches du calme tu n’auras qu’à monter les escaliers. »


Oui, bon, ça je le garderais peut-être pour moi, Bart n’aura pas à savoir que je viens de proposer à ce garçon de monter chez moi pour réviser. Il pourra trouver des sens cachés, et je le connais aussi bien que moi, il va forcément en jouer.  


« Ne dit pas à tes amis que je t’ai dis ça. Je ne veux pas que mon appart se transforme en refuge pour étudiant en manque de calme. »


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MessageSujet: Re: Oh, boy ! >> Ft. Kurt   Mar 3 Oct - 21:36


- Je serais ravie de recevoir d’autres poèmes dans mon casier, Kurt. Français comme anglais. Et puis… Si tu as besoin de discuter de la signification de l’un d’eux, je suis certainement la personne à qui tu peux t’adresser. Mais je ne veux pas d’ennuis avec Jilian, hein. Parce que mettre des poèmes dans le casier d’une fille, c’est pas vraiment le genre de chose qu’on fait quand on a une petite amie.

J'ai un petit sourire gêné. Une petite amie, une petite amie... C'est vite dit. J'ai jamais vraiment eu de "petite-amie" comme tout le monde l'entend. A moins qu'avoir une petite amie, ça veuille dire aller au cinéma et faire ce genre de trucs... Je suis allé au cinéma avec Jilian, une fois. Et on avait pas du tout regardé le film, en plus. Je hausse les épaules. Qu'est ce qu'on s'en tape, de savoir si je met des poèmes dans le casier de Venise? Jilian m'arracherai la tête, si elle savait. Elle me piquerai sa crise, ferai mine de se sentir outrée qu'on puisse lui faire ça a elle. Elle sortirai le violon, taperai du pied et m'insulterai de tous les noms, menacerai de faire couler tout ce que j'ai construit. Mais ça ne la regarde pas et en plus bonne nouvelle: j'ai pas peur d'elle.

- On remet ça quand tu veux pour la danse ! Je fais ça tout le temps. Dès que j’ai besoin de… m’exprimer, je danse. Seule ou avec Luka. Nous sommes partenaire oui, pour ce qui est de la danse. Sinon c’est mon meilleur ami d’enfance. Le genre d’amitié fusionnel où on ne peut pas vivre l’un sans l’autre quoi.

Je hoche la tête. Bon et bien mon petit Aiden, ça veut dire que cet obstacle là est écarté. Mais la dernière fois, j'ai sentis Luka très hostile à ma présence. Il est peut-être raide dingue d'elle, ou alors c'est un bon chien de garde. Ou alors il veut juste la protéger. C'est peut-être ça. Il me voit peut-être comme l'enfoiré qui lui piquera sa partenaire. Relax, Luka. Tu devrai plutôt te méfier d'Aiden.

- Le bar ne doit pas être très confortable pour réviser de la philo avec tout le boucan que fait mon frère ! J’habite juste au-dessus. Si tu cherches du calme tu n’auras qu’à monter les escaliers.

Je plante mes yeux dans les siens, incrédule. J'ai un petit sourire. C'est gentil à elle de proposer. C'est vrai qu'avec la musique et Aiden qui parle fort, j'ai souvent du mal à me concentrer. Et puis au centre, c'est impossible de travailler. Souvent, ils se regroupent tous dans notre chambre parce qu'on y a une télé. Aiden a rapporté sa Xbox-one de chez lui. Je déteste jouer à Fifa, alors je m'occupe en squattant tous ses autres jeux. Il a dit qu'il me ferai payer une caution, alors moi je lui ai répondu que j'allais le faire virer de l'équipe. On a haussé les épaules et puis il est retourné joué à Fifa avec Thomas et moi je suis retourné faire ma philo.

- Ne dit pas à tes amis que je t’ai dis ça. Je ne veux pas que mon appart se transforme en refuge pour étudiant en manque de calme.

Je lâche un rire franc. Non, jamais je ne raconterai ça à quiconque, parce qu'ils vont tout de suite comprendre autre chose. J'avale une autre gorgée de ma boisson en souriant.

- Non, t'inquiète pas. Ça restera entre nous, c'est très gentil de proposer! Je pourrai t'aider en philo en échange, vu qu'on est dans la même classe. T'inquiète pas pour les poèmes, j'en ai encore toute une réserve, je dis en lui faisant un clin d’œil. Quant à Jilian...

J'ai un grand soupire, mes yeux écarquillés se perdent un instant dans les vagues. Je secoue la tête, caricaturant le désarroi. Qu'est ce que je peux lui dire, moi, à part "ne t'approches pas d'elle, ça vaux mieux pour toi"? Peut-être qu'elle est dangereuse, même pour moi. Peut-être que je devrai m'en séparer. Attends, à quoi je suis entrain de penser là? Je m'enfile le reste de mon verre cul sec.

- Je m'en tape de ce qu'elle peut penser, je la surveille pas, elle est grande. Alors c'est juste qu'elle fasse la même chose avec moi. Je balaie le sujet du revers de la main. Tu sais, moi quand j'arrive pas à m'exprimer avec les mots, je le fais avec ma batte de base-ball. C'est vital. Comme toi avec la danse, je suppose. Quand j'étais gosse, j'ai appris à danser avec la voisine. C'était une prof de théâtre, dans la vie, mais elle prenait des cours de danse. Alors du coup, elle m'apprenais aussi un peu, quand elle pouvait.

Je passe le fait que j'avais moi même pas les moyens de me payer des cours. Enfin, Roxane avait pas les moyens. Elle en a toujours pas les moyens, d'ailleurs. Si je fais mes études, c'est uniquement grâce à la bourse sportive. C'est pour ça que je ne dois pas perdre ce poste de capitaine, ni ma place chez les Tigers. Les capitaines ont de meilleures bourses. Et les capitaines qui gagnent sont repérés par les grands. Mon rêve des Blue Jays restera peut-être à l'état de rêve, mais en attendant j'espère récolter quelques propositions pour d'autres équipes.

- Maintenant, j'ai plus le temps de danser. Avec les Tigers, mon poste de capitaine... Non, c'est impossible, je dis en secouant la tête d'un air désolé. Mais j'ai vraiment adoré danser avec toi alors... écoutes, on a qu'à faire un deal: mes poèmes contre quelques moments comme on l'a passé hier. J'ai des entraînements avec les Tigers le lundi soir, le mercredi après-midi, le jeudi soir et tout le week-end, sauf le dimanche parce que c'est match. Alors, deal?

Je lui tends la main, un grand sourire aux lèvres.

_____________________


And this is dangerous
'cause I want you so much
But I hate your guts
I hate you


Kurt s'efforce de vous répondre en #EEEEEE, Juliette Green gazouille en #ff9999, Jilian Banksy vous ensorcelle en gras & Jesse vous insulte en #999999.
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MessageSujet: Re: Oh, boy ! >> Ft. Kurt   Mer 4 Oct - 7:36

Personnage utilisé : Venise Morlevent







Ma proposition à l’air de le surprendre. En même temps, on n’entend pas une fille proposer sa chambre à un garçon tous les jours. Même si c’est juste pour des révisions. Il n’y avait rien d’ambigu, pour moi en tout cas, dans ce que j’ai dis, juste une proposition amicale. Entre étudiants, on est censé se serrer les coudes. Je dis bien censé. Il se met à rire, avale une gorgée du cocktail que je lui ais préparé.


« Non, t’inquiète pas. Ça restera entre nous, c’est très gentil de proposer ! Je pourrais t’aider en philo en échange, vu qu’on est dans la même classe. T’inquiète pas pour les poèmes, j’en ai encore toute une réserve. Quant à Jilian… Je m'en tape de ce qu'elle peut penser, je la surveille pas, elle est grande. Alors c'est juste qu'elle fasse la même chose avec moi. Tu sais, moi quand j'arrive pas à m'exprimer avec les mots, je le fais avec ma batte de base-ball. C'est vital. Comme toi avec la danse, je suppose. Quand j'étais gosse, j'ai appris à danser avec la voisine. C'était une prof de théâtre, dans la vie, mais elle prenait des cours de danse. Alors du coup, elle m’apprenait aussi un peu, quand elle pouvait. »


Je ne le comprends vraiment pas. Je ne comprends pas les gens comme eux. Qui restent ensemble juste pour s’afficher. Et passer du bon temps au lit. Bart a déjà tenté de m’expliquer, parce qu’il se dit pro dans l’art de passer du bon temps au lit, mais ça n’a pas vraiment servit à quelque chose. Rester enchaîner à une personne juste pour ça est comparable à se transformer en chien avec un joli collier en cuir autour du cou pour moi. Ils se tiennent en laisse mutuellement et personne ne trouve ça malsain. Au contraire, on les jalouse. Pathétique. Je me garde bien d’exprimer ma pensée, Kurt n’apprécierait certainement pas. Et je ne suis personne pour lui faire la morale. Deux jours que l’on se connait et j’ai déjà envie de lui remettre les pendules à l’heure. Je sais enfin pourquoi il n’a pas eut trop de mal à me suivre, hier, mais j’ai toujours du mal à m’imaginer un mini-Kurt, dansant un rock avec quelqu’un. Ça ne lui colle pas à la peau mais dans un sens, ça lui va bien.


« Maintenant, j’ai plus le temps de danser. Avec les Tigers, mon poste de capitaine… Non, c’est impossible. Mais j’ai vraiment adoré danser avec toi alors… écoutes, on a qu’à faire un deal : mes poèmes contre quelques moments comme on l’a passé hier. J’ai des entraînements avec les Tigers le lundi soir, le mercredi après-midi, le jeudi soir et tout le week-end, sauf le dimanche parce que c’est match. Alors, deal ? »


Et il me tend la main, avec un grand sourire. Il a autant aimé dansé que ça pour me proposer de son temps, alors qu’il n’en a déjà pas beaucoup ? Je secoue la tête, esquissant un petit rire. Il n’est possible. Il va se tuer à la tâche et je n’ai pas envie de le ramasser à la petite cuillère. Parce que ce n’est sûrement pas sa sorcière de copine qui va le faire. Pourtant, je ne peux m’empêcher de prendre sa main, et de me pencher en avant, posant mes lèvres sur ses joues. Je m’écarte, sourire malicieux sur le visage alors que je sers sa main pour conclure notre deal.


« J’ai l’habitude de rendre ce qu’on me donne alors je te rends ce que tu m’as volé la dernière fois, joli cœur ! » Je lui fais un clin d’œil, lâchant sa main pour remuer mon cocktail avec ma paille. « Si tu t’incrustes chez moi pour réviser, tu vas devoir me supporter encore plus tu sais. Et puis, la philo et moi ça fait… » je fais mine de compter sur mes doigts « J’ai pas assez de doigts pour compter. Bonne chance pour arriver à faire rentrer quoi que ce soit dans mon cerveau de blonde ! » Je tapote doucement ma tête avec mon index.


Oui parce que, bon. Quitte à remplir les clichés de la blonde aux yeux bleus, autant y aller jusqu’au bout. La philo me gonfle, ne m’intéresse que rarement. Alors je fais du tri dans ma tête, et n’arrive pas à me concentrer plus de deux minutes sur quelque chose qui ne m’intéresse pas. S’il veut me donner des cours de philo, il va devoir s’accrocher.

« La salle de danse restera toujours ouverte et je serai toujours dans les parages. C’est pas très compliqué de me trouver ! » Je dis, d’un ton rieur


En tout cas, si tous les capitaines pouvaient être comme lui, ça arrangerait beaucoup de personne.


_____________________
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