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 Alcohol will keep hate far away | Venise, Eiji, Kurt & Aiden

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MessageSujet: Re: Alcohol will keep hate far away | Venise, Eiji, Kurt & Aiden   Mar 26 Déc - 15:42

Personnage utilisé : Venise Morlevent






J’ai mal au cœur. Je me sens mal. Très mal. Et en plus de ça, j’ai un mal de tête pas possible. Je déteste ce bourdonnement, j’ai l’impression que quelqu’un est en train de serrer mon crâne très fort. Et j’ai très envie de lui casser la gueule à ce quelqu’un. Si ça se trouve ce quelqu’un, c’est le petit être qui est en train de grandir dans mon ventre parce que je me suis réveillée toute nue avec un homme dans mon lit. Je me sens sale. Si sale. Et je commence à bien connaître ce sentiment. C’est le même qu’à la fin de cette soirée à la fête foraine. Les sanglots reprennent de plus belle, la silhouette qui était dans mon lit me balance la couverture dessus, je m’empresse d’enrouler mon corps à l’intérieur, pour le cacher des yeux du reste du monde.


« Hé... Qu'est ce qu'il y a mon cœur ? »


Mon… ? Cœur ? Mon cerveau fatigué reconnaît la voix de Kurt, ma respiration se calme un peu. C’est Kurt. C’est mon petit-ami. Ok. Tant mieux. Il n’empêche que je ne me souviens toujours pas de ce que j’ai fait hier soir. Et cette nuit. J’ai juste quelques souvenirs… J’étais en froid avec Kurt. Aiden et Eiji était là hier soir. Est-ce qu’ils sont ensemble ? J’ai parlé avec Aiden de ça. Reste à savoir pourquoi, étant en froid avec Kurt, je me retrouve nue avec lui. Je le sens s’allonger prêt de moi, ses doigts viennent écarter mes cheveux de mon visage doucement. Je ravale mes sanglots, tente de cacher mes larmes.


« Venise, qu'est ce qui ne va pas ? Tu veux que j'aille te chercher un verre d'eau ? Ou une aspirine ? Peut-être les deux ?...
- Je veux pas être enceinte ! » Je lâche presque en criant, entre deux sanglots.


Je ne veux pas être enceinte. Pas maintenant. Pas à dix-huit ans. Je veux me souvenir de ce qu’il s’est passé. J’ai peur de ce qu’il s’est passé. J’ai peur, même si c’est avec Kurt que je l’ai fait. J’ai mal à la tête, ça tourne, j’ai des fourmis dans les doigts. J’ai envie de vomir. J’hoche la tête, tente d’essuyer mes larmes d’une main tremblante alors que mes sanglots se calment.


« J-Je me souviens de rien… Je veux pas être enceinte, je veux pas, je veux pas… Pourquoi tu m’as pas empêchée de boire ? Hein ? Pourquoi ? T’es pas cool. T’es méchant. J’ai mal à la tête… Kurt. Qu’est-ce qu’on a fait ? Qu’est-ce que tu m’as fait ? T’es… T’es… »


Dégueulasse. Sauf que ça ne veut pas sortir. Je me remets à pleurer, me cache sous la couverture, ravalant ma honte et ma peine.

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MessageSujet: Re: Alcohol will keep hate far away | Venise, Eiji, Kurt & Aiden   Mar 26 Déc - 18:51




- Je veux pas être enceinte !

Et elle se remet à sangloter. Quoi? Je fronce les sourcils, pousse un petit soupir. Qu'est ce qu'elle me fait, là? Elle est entrain de paniquer. Mais pourquoi me parle-t-elle d'être enceinte? Oh. Ok. Je crois que je saisit. Ouais, la gueule de bois me rend encore plus long à la détente. J'ai terriblement envie de la prendre dans mes bras, mais je ne crois pas que ça serait une bonne idée. Peut-être que maintenant, elle ne veut plus de moi.

- J-Je me souviens de rien… Je veux pas être enceinte, je veux pas, je veux pas… Pourquoi tu m’as pas empêchée de boire ? Hein ? Pourquoi ? T’es pas cool. T’es méchant. J’ai mal à la tête… Kurt. Qu’est-ce qu’on a fait ? Qu’est-ce que tu m’as fait ? T’es… T’es…

Venise se cache sous la couette, je reste un instant figé face à ses mots qui me procurent une douleur incroyable. Elle ne se souvient de rien, ce qui est normal, avec tout l'alcool qu'elle a bu. Lentement je réalise que j'ai peut-être joué au con, avec elle. Je l'ai peut-être brisée en mille morceaux. Elle était ivre. Ivre, Kurt. Est-ce qu'on profite des filles ivres? J'ai envie de vomir. Je me dégoûte. Je ne sais pas quoi faire, pour calmer ses pleurs. Bon, premier point, déjà je sais qu'elle ne peut pas être enceinte. Je me rappelle très bien qu'elle s'est endormie après... avoir pris son pied.

- Chhht, chhht... Venise, respire un coup, ça va aller. Moi je me rappelle. Tu ne peux pas être enceinte, mon cœur. Je vais te raconter.

Je me met à lui raconter mes souvenirs, peinant parfois sur certains points. Je commence mon récit à partir du moment où Eiji et Aiden se sont embrassés. Oh, bon sang, c'est vrai qu'il y a ça aussi... Je me demande comment va réagir Aiden lorsqu'il va se rappeler, lui aussi. Je ne sais pas trop si c'était dans ses plans, d'embrasser Eiji. Enfin, quoi que, j'en sais rien en fait. Il faudra que j'ai une vraie discussion avec lui, aussi. Histoire de voir si notre réconciliation n'est pas que et uniquement basée sur... notre taux d'alcoolémie. Je lui donne chaque détails dont je peux me souvenir, m'arrête parfois pour revenir sur mon récit. Et je termine par le moment où elle s'est endormie. J'espère que mon récit la rassurera un peu. Je pensais que raconter la soirée m'aiderai à relativiser, à me sentir mieux. Mais en fait non. Peut-être que l'épisode de la fête foraine est encore trop frais dans sa mémoire? J'ai vraiment envie de me mettre des claques. Pourquoi je ne me suis pas arrêté, hein? Ça ne m'arrive jamais, ces choses là, d'habitude.

- Je vais aller te chercher quelque chose contre le mal de tête, d'accord mon cœur? Ne pleure plus, ça va aller... Je te promet que tu n'es pas enceinte.

Je me redresse, m'étire avant de sortir de la chambre. J'habite presque ici, maintenant. Je commence à bien connaître. Petit passage dans la salle de bain, je farfouille dans la pharmacie pour trouver de quoi soulager son mal de crâne. Je fais ensuite un saut dans la cuisine. Une assiette de pâtes entamée trône sur la table, en solitaire. Froncement de sourcils, je ne m'attarde pas, fouille les placards pour lui trouver un grand verre que je remplis d'eau. Et puis un autre avec du jus de fruit. Je m'enfile moi même un verre d'eau, farfouille encore un peu les placards pour trouver des crackers. Parfait. S'il y avait eu des fruits... Je lui proposerai d'aller se doucher et puis j'irai en acheter, si elle en veut. Je tente de ne rien faire tomber, retourne dans la chambre avec mes deux verres, la plaquette de cachets et le paquet de crackers. Venise est toujours là, à mon soulagement elle n'a pas essayé de se barrer. Je la rejoint, pose mes trouvailles sur la table basse.

- Voilà pour toi, ma princesse. Est-ce que tu veux que j'aille heu... Te chercher quelque chose en particulier ou bien... Tu veux aller prendre une douche?..

Je ferai n'importe quoi pour qu'elle se sente mieux. Pour ne plus voir la tristesse et le dégoût dans ses yeux. Ses yeux défaits me détruisent. J'ai l'impression d'imploser et de tomber dans le vide.

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MessageSujet: Re: Alcohol will keep hate far away | Venise, Eiji, Kurt & Aiden   Mar 26 Déc - 23:16

Personnage utilisé : Venise Morlevent






J’ai honte. Vraiment honte. Pourquoi est-ce que je me suis mise dans un tel état ? Cela faisait longtemps que je n’avais pas autant bue. Je tiens bien l’alcool, d’habitude. Ma dernière cuite remonte à… Longtemps. Avant mon arrivée à Cerfblanc. Avant même que je change de continent. Pourquoi est-ce que je me mets dans un tel état ? Ce n’est pas la première fois que je réveille après une bonne cuite sans que je ne sache ce que j’ai fait et pourquoi je suis nue dans le lit de mon copain. Je ne sais pas. Et je n’aime pas le regard peiné de Kurt. Je ne veux pas lui faire de mal. Mais… Peut-être que je n’étais tout simplement pas prête à donner mon corps après ce qu’il s’est passé. Et que j’aurais probablement refusé si j’avais été… En pleine possession de mes moyens.


« Chhht, chhht... Venise, respire un coup, ça va aller. Moi je me rappelle. Tu ne peux pas être enceinte, mon cœur. Je vais te raconter. »


Je ne peux pas être enceinte ? Kurt commence à me raconter la soirée. J’écoute d’une oreille distraire, toujours cachée sous les draps. Les sanglots ne veulent pas se calmer, la panique se glisse dans mon corps comme un poison et l’antidote mets toujours du temps à faire son effet. Aiden et Eiji se sont embrassés, apparemment. Tant mieux. Kurt me raconte la suite de la soirée, mes yeux se ferment de toutes mes forces tout au long de son récit. Surtout lorsqu’il se termine. Ainsi, apparemment, nous n’avons rien fait. J’ai du mal à y croire. C’est comme… Ce sentiment de honte ne veut toujours pas s’en aller. Je me sens toujours aussi sale. Ça ne veut pas s’en aller.


« Je vais aller te chercher quelque chose contre le mal de tête, d'accord mon cœur? Ne pleure plus, ça va aller... Je te promets que tu n'es pas enceinte. »


Kurt se lève, sors de la chambre. Je reste un moment étendue sur le sol, à étouffer mes sanglots. Pour lui, je ne suis pas enceinte. Pour moi, je n’en suis pas certaine. Je ne sais pas, je n’arrive pas à mettre les choses au clair dans ma tête. Et ce mal de crâne, ce mal de crâne qui tambourine mes tempes sans relâche. J’ai envie de tout envoyer balader. Pourquoi est-ce que j’ai autant bue ? Qu’est-ce qu’il a bien pu me passer par la tête pour que je le fasse ? Kurt ne m’a rien dit. Pourtant je me souviens que j’étais très en colère contre lui et… Ça me revient. Le bruit de la bouteille de téquila qui s’écrase contre le comptoir me revient en tête, me vrille les tympans. Kurt et Aiden se sont disputés, ne supportant pas les propos lancés dans la dispute, la téquila a probablement soulagée ne serait-ce qu’un peu ma douleur. Juste le temps d’une soirée. Je suis ridicule. C’est ça, cette honte qui m’habite. Incapable de rester forte. Toujours en train de pleurer. C’en est assez. Je suis une femme forte. Essuyant mes larmes une dernière fois, je me relève, enfile mon pyjama en reniflant. On est mieux habillée. Bien mieux. Kurt entre dans la chambre, j’ose à peine le regarder dans les yeux, alors qu’il vient déposer des verres sur la petite table de mon petit salon. Je n’ai pas fait. Pas soif.


« Voilà pour toi, ma princesse. Est-ce que tu veux que j'aille heu... Te chercher quelque chose en particulier ou bien... Tu veux aller prendre une douche ?... »


Je secoue la tête. Pas tout de suite. Il faut déjà que ce mal de crâne passe. J’aperçois une plaquette de médicament sur la table, je me rue dessus, en avale trois d’un coup, termine le verre d’eau et le verre de jus de fruit. Je renifle un coup, m’assois sur mon lit, les yeux dans le vide.


« Une pilule du lendemain. Et un test de grossesse. »


Je dis cela d’une voix lasse, dans un soupire qui voulait taire un sanglot voulant s’échapper de mon cœur. Je veux m’assurer que tout cela est bien vrai. Juste pour que cette honte disparaisse.


« J’ai honte… Tellement honte… Pourquoi tu m’as laissée boire, Kurt ? C’est pas cool… Vraiment pas cool… »


Je me recroqueville sur moi-même, essuie une nouvelle fois les larmes qui menacent de rouler sur mes joues.

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MessageSujet: Re: Alcohol will keep hate far away | Venise, Eiji, Kurt & Aiden   Mer 27 Déc - 21:28




Venise se rue sur les médicaments. J'enfile un tee-shirt propre en soupirant pendant qu'elle retrouve sa place sur le lit, visiblement perdue dans l'enchaînement des événements. J'ai toutes les peines du monde à lui exprimer mon désolement. J'aimerai juste la prendre dans mes bras, mais encore une fois, ça semble impossible. C'est la même sensation que la dernière fois. Comme si elle était à milles lieues de moi. Est-ce que ça va toujours être comme ça? Non. Ça, c'est juste parce que j'enchaîne les conneries. Je fais toujours tout foirer.

- Une pilule du lendemain. Et un test de grossesse.

Je fronce les sourcils. Elle ne me croit pas. Elle n'a pas confiance quand je lui dis qu'on a rien fait. En même temps, c'est compréhensible. J'étouffe un grognement, me contente d'hocher la tête. Si un test de grossesse peut la rassurer, alors elle n'a qu'à le faire. Elle verra bien que j'ai raison.

- J’ai honte… Tellement honte… Pourquoi tu m’as laissée boire, Kurt ? C’est pas cool… Vraiment pas cool…

Je secoue la tête de droite à gauche. Pourquoi je l'ai laissée boire? Attends. Je ne l'ai pas laissée boire. Je me met à chercher un pantalon. Je crois avoir vu le tee-shirt que je portais la veille dans le couloir. Une fois habillé, je viens attraper un crackers sur la table basse.

- J'ai essayé de t'empêcher de boire. J'avais enlevé la bouteille de rhum de la table. T'as dû boire sans que je m'en rende compte. Tu devrai manger un peu, mon cœur. Ça te fera du bien. Je suis là dans vingt minutes.

Et je me tire, non sans enfiler ma veste au passage. En bas, Eiji s'amuse avec son téléphone. Pas de Aiden en vue. Où est-ce qu'il est, ce petit con?

- Eiji. Je pars à la pharmacie, Venise a... besoin de quelques trucs. Je reviens dans vingt minutes.

Sans attendre de réponse, je sors mes clefs et sors du bar. L'air frais achève de me réveiller. Il me faudrait une douche, je déteste commencer la journée sans me doucher.




J'ai tellement mal à la tête, bordel de merde. Dix minutes que je suis là, à me demander où je suis. Et impossible de m'en rappeler. J'ai prudemment bougé la tête de gauche à droite, bougé mes membres pour savoir s'ils étaient toujours là. J'ai essayé de me redresser, voyant que personne n'était dans la pièce. Une pièce que je ne reconnaît... absolument pas. Black out total. Bon sang, ce que je déteste ça... Au moins je suis habillé. Sur un canapé. Quelqu'un a dû s'occuper de moi. Sinon je ne serai pas là. Je décide de me lever, tout mon corps proteste en même temps. J'ai plutôt envie de vomir. Un verre d'eau. Vite. Mes tempes tambourines, je trouve la porte de ce qui semble être un salon. C'est parti pour la grande exploration. Une porte qui donne sur une chambre, je continue d'explorer, la tête complètement à l'ouest. Et j'ai Fetish de Selena Gomez dans la tête. Je tombe enfin sur ce qui semble être une cuisine, m'avance dans la pièce pour boire au robinet. Bon sang ce que ça fait du bien. Un instant de réflexion, mes yeux se posent sur une assiette presque vide, sur la table. Et ça me revient.

J'ai embrassé Eiji, ici. Je me frotte le front, étouffe un juron stupéfait. C'est moi qui ai fait ça? Réveille toi Aiden. Je m'appuie sur l'évier alors que la soirée me revient lentement en mémoire. Morceau par morceau. Enfin, la plus part reste dans le flou. Mais j'ai le très net souvenir d'avoir embrassé Eiji. Deux fois. Et d'avoir aimé ça. J'ai un petit sourire en me souvenant ce détail qui a, mine de rien, une importance capitale. Et qui réveille quelques papillons encore endormis dans mon ventre. Donc je suis chez... Venise. Elle est où, d'ailleurs, Venise? Peut-être qu'elle dort encore? Il y a du mouvement dans le couloir. J'hésite un peu trop à sortir pour voir qui descend dans le bar. Peut-être elle? Non. Les pas sont trop lourds. Eiji? Kurt? Je décide enfin de me pointer, écoutant Kurt partir du haut de l'escalier. Et puis, quand la porte se referme, je descends prudemment les marches. Je crois que je pourrai très facilement me casser la gueule et crever, dans cet escalier. Y'a Eiji, dans le bar. Je n'ose pas le déranger. Je crois que mon attirance pour lui s'est démultipliée pendant mon coma sur le canapé. Je me masse la nuque d'un air gêné, regarde mes pieds en m'avançant vers lui.

- S-salut...

Ma tête tambourine toujours autant, et je n'arrive pas très bien à me concentrer mais je suis certain de me sentir rougir. Un peu trop. Ouais, je déteste cette capacité qu'à mon corps à me rendre encore plus... mal à l'aise.

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MessageSujet: Re: Alcohol will keep hate far away | Venise, Eiji, Kurt & Aiden   Jeu 28 Déc - 16:38

Personnage utilisé : Eijiro Calore







Aiden s’est endormi. Je me suis relevé d’un bond, peinant à contenir ma colère. Il m’a bien prit pour un con. Et je suis tombé droit dans le panneau. Comment j’ai pu être aussi bête ? Comment j’ai pu me laisser avoir comme ça, par quelques larmes et un visage si mignon ? Tu divague complètement Eiji. J’ai descendu les escaliers en trombe, me retrouvant dans le bar où rien n’a bougé. J’ai toute la nuit devant moi. Je ferais un brin de ménage en rentrant. Là je n’ai qu’une envie, rouler. J’attrape mon casque et ma veste, toujours posés sur le comptoir, aperçois des clés sur la porte. Je ne sais pas où s’éteint ce fichu bar. Je ne peux pas le laisser ouvert alors que tout le monde dort profondément. Autant les enfermer pendant que je fais ma petite balade nocturne. Je ferme la porte derrière moi, enfourche ma moto et démarre le moteur. J’aime ce genre de moment. Ces moments où je suis tellement énervé que je laisse mon avenir entre les mains de ma bécane, la laissant décider si ou non je reviendrais vivant de cette promenade. Quand tu sens que ta vie ne tient qu’à un fil, que les lumières défile et que tu peux hurler à en perdre la voix dans ton casque sans que personne ne puisse t’entendre. C’est ce que j’ai fait. Pendant une bonne heure. Et je suis rentré. Comme si rien ne c’était passé.

J’ai passé la nuit à ruminer, ranger, tourner en rond. À vrai dire j’arrive pas vraiment à croire qu’il ai pu me faire ça. Je le pensais honnête. Je me suis trompé. Mis de côté le fait qu’il m’a embrassé, il était bourré, je peux bien lui pardonner, son petit jeu de charme l’autre soir me reste en travers de la gorge. Gngngn « tu me plais » gngngn « attends-moi » gngng « j’ai besoin de toi ». Connerie. Il n’était pas sûr de pouvoir y arriver alors il s’est gardé une pauvre fille sous le coude. Pauvre Margaux. J’espère qu’elle lui fera payer.

La nuit est longue quand on a rien à faire. J’ai ramassé les éclats de verre, rangé les bouteilles et les chips, en tout curieux que je suis-je me suis même permis un état des lieux. Ce Bart devrait peut-être revoir ses cachettes pour ranger ses trucs… Personnel. N’importe qui pourrait trouver son joli sachet d’herbe planqué dans un tiroir dans la réserve. Sympa ton frère Venise. Est-ce qu’elle aussi consomme ce genre de truc ? J’allais dire qu’elle ne semble pas capable de le faire, mais les apparences sont trompeuses ici. Je devrais peut-être prendre ce sachet et le brûler. Juste pour faire chier Bart. Ça me permettrait certainement de le revoir. Et d’aller plus loin qu’un échange de numéro avec. Désolé Venise hein, mais je viens de perdre mon coup. Et ça, ça me fait vraiment chier. Parce qu’au final, je l’aimais bien le petit Aiden.

J’ai passé le reste de la nuit allongé sur une banquette, à jouer sur mon portable, à envoyer des sms à Heather pour lui dire au combien je me fais chier et au combien Aiden me fait chier. Mais notre discussion n’est pas très longue, il est tard, et une artiste à besoin de repos pour être productive. Je n’arrive pas à trouver le sommeil, et je vais certainement passer une nuit très désagréable.

Il est environ neuf heures lorsque j’entends un bruit sourd venu d’en haut. Les deux tourtereaux doivent être réveillés. Ou c’est Aiden qui est tombé du canapé. Je ne tarde pas à avoir la réponse lorsque Kurt descend les marches et passe la porte du bar. Il a l’air pressé.


« Eiji. Je pars à la pharmacie, Venise a... besoin de quelques trucs. Je reviens dans vingt minutes. »


Bonjour à toi aussi, grand-frère. Venise a besoin de trucs pour réparer ta connerie ouais. Je ne lève même pas les yeux de mon téléphone, me contente d’hocher la tête alors qu’il quitte les lieux. Kurt est suivi de quelqu’un d’autre, au pas qui se veut plus léger. Venise ? Non, la pauvre doit avoir une gueule de bois suffisante pour la laisser clouée au lit.


« S-salut... »


Bah voyons. Je ne bouge pas, le laisse s’approcher, toujours plongé sur l’attaque de la forteresse dans mon jeu. Est-ce qu’il se souvient de ce qu’il a fait hier ? Si non je me ferais une joie de lui rappeler. Lui rappeler au combien je suis énervé contre lui. En même temps c’est facile d’être énervé. Si j’étais allé voir cette putain de psy, elle m’aurait certainement diagnostiqué colérique. Sauf que je suis pas allé la voir. Et je suis pas colérique.


« Ça va mieux ? Tu veux que je t’apporte un petit café ? » Dis-je d’une voix mielleuse, toujours scotché à mon écran.


Je ricane tout seul, me mord la langue avec un sourire victorieux lorsque la forteresse tombe aux griffes de mes dragons. Je baille à m’en décrocher la mâchoire, me redresse en balançant mon portable sur la banquette. Je ferais mieux de rentrer. Au risque de me faire encore berner par sa face aux boucles d’or.


« Tu te rappelles de ce que t’as fait hier ou je dois te mettre une raclée pour te remettre les idées en place ? La prochaine fois que tu décides de te bourrer la gueule pour tenter de te faire le mec qui te plaît, évite d’être en couple, histoire de pas prendre les gens pour des cons, ok ? »


Je me lève, faisant au passage craquer mes genoux atrophié par cette si douce nuit que j’ai passé. Sans même un regard pour lui, je me dirige vers le comptoir où je récupère ma veste de moto pour l’enfiler, agite mes poches pour vérifier que mes clés y sont toujours et attrape mon casque.


« Kurt revient dans vingt minutes. Tu remercieras Venise de cette « formidable » soirée que j’ai passé. »


Je récupère mon téléphone et me dirige vers la sortie. Si je reste encore une seconde ici, je vais finir par avoir des envies de meurtre. Ou de suicide plutôt. Allez Eiji, relativise, t’aurais certainement pas été heureux avec une diva pareil. Parce que dans tous les cas, les plans culs c’est pas son truc. Pourtant j’étais prêt à faire des efforts. Tant pis pour lui.

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MessageSujet: Re: Alcohol will keep hate far away | Venise, Eiji, Kurt & Aiden   Jeu 28 Déc - 22:40




Eiji reste fixé sur son téléphone, je commence à réellement me sentir mal à l'aise. Qu'est ce qu'il a, bon sang? On dirait qu'il... fait la gueule. Mais je n'arrive pas bien à saisir pourquoi.

- Ça va mieux ? Tu veux que je t’apporte un petit café ?

Sa voix est trop... condescendante pour que ça sonne juste. Il se redresse, je n'aime pas son regard. Je sais que j'ai fais une connerie avant même qu'il ne reprenne la parole. C'était pas une bonne chose, de l'embrasser? Ou alors pour lui ça ne veut rien dire. Absolument rien. C'était juste un jeu. Pour tout le monde, c'était un jeu. Pas pour Aiden Lord, lui il ne jouait pas, pour une fois. C'est peut-être ça, l'ironie du sort. Pour une fois que je ne m'amusait pas avec la personne qui m'intéressait... Et qui m’intéresse toujours autant, cela va sans dire. Autant sinon plus. Beaucoup plus, en fait.

- Tu te rappelles de ce que t’as fait hier ou je dois te mettre une raclée pour te remettre les idées en place ? La prochaine fois que tu décides de te bourrer la gueule pour tenter de te faire le mec qui te plaît, évite d’être en couple, histoire de pas prendre les gens pour des cons, ok ?

Douche froide. Je fais un pas en arrière. J'ai l'impression que quelqu'un a mit des glaçons dans mon dos. Margaux. J'ai Margaux. Est-ce qu'on est sensé tromper les gens avec qui ont sort? Non. Mais ça aussi, Aiden Lord le fait un peu trop souvent. Je n'ose plus le regarder, littéralement couvert de honte. Alors j'ai encore tout foutu en l'air? Mon mal de tête m'empêche de réfléchir correctement. J'ai pas décidé de me bourrer la gueule. Je ne connais juste... pas ma limite. A vrai dire je n'en ai pas, de limites. Je ne pense jamais aux conséquences. Je ne pense jamais à rien d'autre que moi même. Eiji se lève, je m'écarte inconsciemment. Depuis quand ais-je peur de lui? Je n'ai peur de personne. Il récupère ses affaires, j'aimerai lui dire à quel point je suis désolé pour tout. Mais je n'y arrive pas.

- Kurt revient dans vingt minutes. Tu remercieras Venise de cette « formidable » soirée que j’ai passé.

Et je réalise qu'il est entrain de partir. Je m'en tape, de Kurt. Là tout de suite, il n'y a dans ma tête que le départ imminent d'Eiji. Et Venise a dit que je ne devais jamais le laisser partir.

- Non! Non non non non non!

Je crois que j'ai hurlé. Trop fort. J'ai encore plus mal à la tête, maintenant. Aussi rapidement que je le peux, je me rue sur la porte pour bloquer son passage. Le dos calé contre la porte, je le fixe un instant sans savoir quoi dire. J'ai incroyablement peur qu'il ne tente de me faire éclater la tête, comme la dernière fois dans les vestiaires, mais je tiens bon. Et je soutiens son regard, bien que ma raison me hurle de me barrer de son chemin avant que je ne meure mystérieusement. Tant pis, au moins j'aurai dit ce que j'avais à dire.

- S'il te plaît, écoute moi! Ce... Je me rappelle très bien ce que j'ai fait! C'était sérieux, pour moi. Je ne t'ai pas pris pour un con, Eiji. C'est moi, le con, dans l'histoire. Je suis pas comme toi, je suis pas courageux et pas toujours très... enfin je me comporte n'importe comment. Je suis vraiment désolé.

Mon regard dérive, je ne peux plus le regarder en face. Est-ce que j'aurai dû quitter Margaux? Oui. Est-ce que je l'ai fait? Non. Margaux ne veut rien dire pour moi. Est-ce qu'elle a un jour été quelque chose pour moi? Oui. Une amie. Mon dernier point d'encrage, avant que Venise ne me tire hors de l'océan dans lequel je me noyais délibérément. Margaux est d'une gentillesse sans nom. Et moi, comme d'habitude, j'ai tout flinguer. Il ne faut pas me donner des trucs aussi précieux que les relations humaines, j'ai deux mains gauches. Je casse toujours tout. Je trouve toujours le pire moyen pour le faire, c'est un sacré don. J'aurai préféré savoir cuisiner, à choisir.

- Margaux... J'allais quitter Margaux. Je te le jure. D'ailleurs je vais aller le faire maintenant. Je suis sorti avec elle pour me prouver mon hétérosexualité, Eiji. J'avais vraiment tord. Je suis désolé d'enchaîner les conneries mais je... c'est un peu compliqué dans ma tête.

Je me masse la nuque, relève les yeux vers lui.

- Est-ce que tu pourrai... tenter d'entendre que je suis profondément désolé? J-je vais m'améliorer... Je te le promet..

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MessageSujet: Re: Alcohol will keep hate far away | Venise, Eiji, Kurt & Aiden   Ven 29 Déc - 0:43

Personnage utilisé : Eijiro Calore







« Non! Non non non non non ! »


J’ai à peine le temps de me retourner que le petit blondinet se rue sur la porte, pour tenter de me bloquer le passage. Comme si ça allait suffire à m’empêcher de partir. Je le regarde faire, alors qu’il a l’air de trembler de peur. Je lui fais peur en plus de ça ? De mieux en mieux. Et pourtant il plante ses yeux dans les mieux. Je lâche un petit rire moqueur.


« S'il te plaît, écoute-moi! Ce... Je me rappelle très bien ce que j'ai fait! C'était sérieux, pour moi. Je ne t'ai pas pris pour un con, Eiji. C'est moi, le con, dans l'histoire. Je suis pas comme toi, je suis pas courageux et pas toujours très... enfin je me comporte n'importe comment. Je suis vraiment désolé. »


Blablabla. Si c’était vraiment sérieux, et qu’il n’avait pas voulu me prendre pour un con, il ne m’aurait certainement pas embrassé alors qu’il avait déjà une fille dans sa vie.


« Margaux... J'allais quitter Margaux. Je te le jure. D'ailleurs je vais aller le faire maintenant. Je suis sorti avec elle pour me prouver mon hétérosexualité, Eiji. J'avais vraiment tord. Je suis désolé d'enchaîner les conneries mais je... c'est un peu compliqué dans ma tête. »


Tu me la déjà sorti cette phrase là, Aiden. Je t’ai dit que je t’attendrais. Pas que j’acceptais que tu me prennes pour un con. Se prouver qu’il était hétéro ? Super idée ça, bravo. Là, tout de suite j’ai envie d’éclater de rire. Je suis du genre patient, mais il y a des limites. Surtout quand je suis énervé. Je croise les bras, tape du pied pour marquer pour impatience.


« Est-ce que tu pourrai... tenter d'entendre que je suis profondément désolé? J-je vais m'améliorer... Je te le promet… »


Sauf que ce n’est pas comme ça que ça marche. J’entends bien. Mais je ne suis pas sûr de pouvoir lui pardonner. Pas tout de suite en tout cas. Qu’il aille d’abord subir le probable courroux de sa petite amie. Qu’il aille lui expliquer pourquoi il est avec elle. J’espère sincèrement que cette fille lui remettra les idées en place comme Venise l’a fait avec Kurt hier soir. Je secoue la tête, m’avance vers lui. Il ne va certainement pas m’empêcher de partir.


« Bouge, Aiden. »


Et il secoue la tête. À vraie dire, ça me surprend un peu. Il a beau sembler terrorisé, il n’a plus rien du petite Aiden que j’ai failli défigurer dans les vestiaires. Ses couilles ont poussés pendant la nuit ? Je devrais peut-être tâter pour voir. Ça pourrait être intéressant. Je m’avance encore un peu, il ne flanche pas, se collant un peu plus contre la porte. C’est quoi la prochaine étape ? Il va me hurler au combien il m’aime et il veut que je reste avec lui ? Je lâche un long soupire, croise ses bras sur mon torse.


« Laisse-moi sortir, Aiden. Ton petit numéro de charme ne marchera pas deux fois avec moi. Je me suis fait avoir une fois, pas deux. »


Ouais. Et ça a été certainement la plus grosse erreur de ma vie. Eijiro Calore se fait prendre pour un con pour la première fois de sa vie. Notez ça dans vos agendas.


« Est-ce que tu te rends compte de ce que tu m’as fait faire ? Nan, ton cerveau doit être encore trop embrouillé par tout l’alcool que tu t’es enfilé hier alors que tu dois très bien savoir qu’un verre te suffit pour te faire tourner la tête. Je peux peut-être ressembler au pire des connards, je suis peut-être le genre de gars qui n’a que des coups d’un soir, mais j’ai des principes. Et embrassé quelqu’un de complètement ivre n’en fait pas parti. Ni quelqu’un qui est en couple. Tu sais comment je me sens, Aiden ? Dégueulasse. Par ta faute. »

J’ai haussé d’un ton. Je sens déjà la colère remonter.


« Tu veux mon pardon ? Laisse moi rire. J’ai pas été assez gentil avec toi, c’est ça ? Pourquoi tu me fais ça ? T’avais trop peur que je te lâche alors tu t’es gardé une pauvre fille qui n’a absolument rien demandé sous le coude, au cas où je taille pas assez bien les pipes ? C’est vrai que monsieur est un gosse de riche. Monsieur peut tout avoir ! »


Est-ce que j’ai déjà dit que je détestais les riches ? Bon bah voilà c’est fait. J’ai hurlé cette dernière phrase. Le blanc qui s’en suit apaise un tout petit peu ma colère. Enfin c’est surtout le raclement de gorge dans mon dos qui me calme plus qu’autre chose. Je me tourne, pour apercevoir Venise, devant la porte qui mène à son appartement. Elle a les bras croisé, comme si elle voulait totalement se fermer au reste du monde, les cheveux humides, sortant probablement de la douce. Elle a l’air triste aussi. En tout cas elle a pleuré. Je suis très fort pour détecter la tristesse des gens. C’est comme un sixième sens chez moi.


« Je suis désolée, je voulais pas entendre votre conversation mais je vous ai entendue crier alors… Enfin… Désolé… »


Je secoue la tête, lui indiquant que ce n’est pas grave. Elle a d’autres soucis à se faire apparemment.


« C’est rien, ne t’inquiète pas. Le réveil à été dur n’est-ce pas ? J’allais partir. Merci pour cette soirée. On se voit plus tard ? J’ai quelques trucs à dire à Kurt. Prend soin de toi Venise. »


Et je m’avance, écarte Aiden d’un seul regard et ouvre la porte.
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MessageSujet: Re: Alcohol will keep hate far away | Venise, Eiji, Kurt & Aiden   Ven 29 Déc - 2:37




Mes excuses n'ont pas l'effet escompté. En fait, c'est même le contraire de ce que je voulais provoquer. Eiji secoue la tête, je sais que j'ai échoué. Il s'avance, mais je ne bouge pas. C'est à peine si je respire.

- Bouge, Aiden.

Je secoue la tête, sent tout le sang de ma tête descendre dans mon corps. Étrange, d'habitude c'est le phénomène inverse, avec lui. Mais là, j'ai décidé que je n'allais pas le laisser partir. Jamais. Il va devoir sortir ses poings s'il veut que je m'écarte. Moi qui déteste la violence... Kurt jurera que c'est le contraire, parce que je me débrouille à la baston. En fait, je me débrouille quand il est là. C'est mon binôme. Il est fort, je suis agile. On se complète. Eiji s'avance encore un peu, je me presse contre la porte. Il n'y a plus qu'un mince filet d'air, dans ma gorge. Je ferai peut-être mieux de m'évanouir. Oh et puis non, je ne suis pas une fillette. Je suis Aiden Lord. A moitié suédois, à moitié québécois. Et personne ne me fait peur. Enfin, sauf Eiji, mais je suppose qu'il fait peur à tout le monde, donc ça ne compte pas. En fait non, il ne me fait pas peur. Il m'impressionne, c'est pas pareil. Mais il me fait quand même un peu peur. Surtout quand il s'énerve contre moi c'est à dire... Ouais, tout le temps pour l'instant.

- Laisse-moi sortir, Aiden. Ton petit numéro de charme ne marchera pas deux fois avec moi. Je me suis fait avoir une fois, pas deux.

De charme? Je n'arrive pas à parler, encore moins à protester. Il n'a plus l'air de tenter d'avancer, je reprends un peu d'air, les deux mains serrées sur la porte derrière moi.

- Est-ce que tu te rends compte de ce que tu m’as fait faire ? Nan, ton cerveau doit être encore trop embrouillé par tout l’alcool que tu t’es enfilé hier alors que tu dois très bien savoir qu’un verre te suffit pour te faire tourner la tête. Je peux peut-être ressembler au pire des connards, je suis peut-être le genre de gars qui n’a que des coups d’un soir, mais j’ai des principes. Et embrassé quelqu’un de complètement ivre n’en fait pas parti. Ni quelqu’un qui est en couple. Tu sais comment je me sens, Aiden ? Dégueulasse. Par ta faute.

Je serre les dents, soutiens son regard. Ouais, je ne tiens pas très très bien l'alcool. En fait, je le tiens même extrêmement mal. C'est à cause de ma mère. M'embrasser était si terrible que ça? Et bien moi c'est tout le contraire. Embrasser Eiji était incroyable et je me souviens parfaitement m'être déjà fait la réflexion hier soir.

- Tu veux mon pardon ? Laisse moi rire. J’ai pas été assez gentil avec toi, c’est ça ? Pourquoi tu me fais ça ? T’avais trop peur que je te lâche alors tu t’es gardé une pauvre fille qui n’a absolument rien demandé sous le coude, au cas où je taille pas assez bien les pipes ? C’est vrai que monsieur est un gosse de riche. Monsieur peut tout avoir !

Inconsciemment, je me suis complètement écrasé contre la porte. Tellement fort que je crois que je pourrai littéralement fusionner avec. Il a totalement faux. J'ai pas gardé Margaux au cas où. J'allais larguer Margaux. Mais ça, il ne l'a peut-être pas encore bien... saisit. Et quant à sa remarque sur mon fric... Ça n'avait rien à faire là. Mais en fait, ce genre de truc ne m'atteint plus vraiment. Je l'ai trop entendu, cette insulte. En fait, j'en ai même fait une arme. Mais venant d'Eiji, j'ai l'impression que l'arme s'est retournée contre moi. Je n'ai plus d'air dans les poumons. Et j'ai vraiment l'impression qu'Eiji va me faire fusionner avec la porte à grands coups de poings. Raclement de gorge inconnu, Eiji détache ses yeux de moi, je respire enfin, me détends un peu. Venise, tu ne sais pas à quel point tu tombe à pic.

- Je suis désolée, je voulais pas entendre votre conversation mais je vous ai entendue crier alors… Enfin… Désolé…

Je pousse un petit soupir.

- C’est rien, ne t’inquiète pas. Le réveil à été dur n’est-ce pas ? J’allais partir. Merci pour cette soirée. On se voit plus tard ? J’ai quelques trucs à dire à Kurt. Prend soin de toi Venise.

En effet, Venise n'a pas l'air très... en forme. Quelques trucs à dire à Kurt? Quel genre de trucs à dire à Kurt? Eiji s'avance, cette fois-ci je m'écarte. Bon, je n'ai pas réussis à le retenir. Mais j'espère au moins qu'il a entendu ce qu'il avait à dire. Je rejoins lentement Venise en me massant la nuque d'un air gêné alors qu'un choc résonne derrière moi. Kurt.


J'ai conduit n'importe comment. Trop vite. Beaucoup trop vite. Par un miracle prodigieux, aucun flic ne m'a arrêté. Comment j'aurai expliqué ma conduite hein? "J'ai fait une connerie, ma copine se croit enceinte, je vais lui chercher de quoi se rassurer"? Rapide passage à la pharmacie juste le temps de demander une pilule du lendemain et un test de grossesse. La préparatrice m'a regardé avec ses grands yeux bleus et ses sourcils fait au crayon et m'a lâché une réplique très très intelligente:

- Vous savez, la pilule du lendemain c'est à prendre une à deux fois dans la vie d'une femme, pas plus... D'une femme hein, y'a pas de pilules du lendemain pour les hommes.

Merci Einstein. Je lève les yeux au ciel, l'observe préparer ce que je lui ai demandé. Elle va trop lentement. Beaucoup trop lentement. J'ai bien envie de tout lui arracher des mains et de partir, mais le gorille à l'entrée de la pharmacie m'en dissuade. Elle a l'air de s'en apercevoir.

- Vous savez, avec tous les braquages, on est obligé de se protéger...
- C'est ça. Ecoutez, je suis un peu pressé alors...

Elle hausse les sourcils, retourne à son affaire. Je pousse un grand soupir alors qu'elle revient vers moi quelques instants plus tard.

- Pensez au préservatif, la prochaine fois et n'oubliez pas le test pour le VIH et-

Je sors en trombe, jette le sac en plastique dans le pick-up. Sur le retour, je passe devant une boulangerie où je m'arrête, histoire de prendre de quoi manger. Ça fait toujours plaisir, un donut au chocolat, non? J'en prends une demi-douzaine, fait un tour chez le fleuriste en face pour acheter un bouquet de roses. Simple, classique. Le fleuriste me regarde avec un petit sourire en coin.

- Tu as quelque chose à te faire pardonner, mon garçon?

Je lâche un rire sarcastique, règle le bouquet et retourne à ma voiture. Parfait. Moins de vingt minutes. Je suis fort. Le retour se passe normalement, si ce n'est que j'ai grillé tous les feux et failli écraser une petite mamie à un carrefour. Je hais faire ça. Mon bouquet sous le bras, mon sac dans une main et la boite de beignets dans l'autre, je m'avance vers le bar. Merde, où est mon putain de téléphone? Je grogne en tâtant mes poches comme je peux lorsque quelque chose -en fait non, quelqu'un; me percute. Je grogne une demi insulte, redresse la tête. Eiji. Visiblement énervé et sur le départ. Oh non non non, personne ne quitte le navire. J'ai un petit sourire, fait passer le sac en plastique dans mon autre main et pousse mon petit frère à l'intérieur de ma main libre.

- T'allais quelque part, petit frère? Et bien maintenant tu n'y vas plus!

Oh, c'est marrant, j'ai dis à autre voix qu'il est mon petit frère. Ça avance, je crois qu'on est sur la bonne voie! J'ai presque une famille, maintenant. Je ferme la porte derrière moi, observe les visages qui se trouvent face à moi d'un air neutre. Venise a visiblement suivi mon conseil en prenant une bonne douche. Tant mieux, ça a dû lui faire du bien. Je m'écarte d'Eiji en lui tapotant l'épaule, m'avance vers le comptoir pour y poser mes clefs et la boite de donuts. Je réalise alors que j'interrompt certainement un truc important. Aiden n'a pas l'air non plus dans son assiette. Le bouquet de fleurs et le sac à la main, je m'avance vers Venise.

- Et voilà ma princesse, tout est là. Et ça, c'est pour me faire pardonner... Et puis, vu que les roses ça ne se mange pas trop, j'ai aussi pris des donuts au chocolat.

Je lui tends le bouquet avec un regard vraiment désolé, m'avance pour embrasser son front et caresser un instant ses cheveux. Aiden s'est avancé vers le comptoir pour tourner autours de la boite, l'air de rien. Est-ce qu'il se souvient de la soirée, au moins? En fait je crois que oui: il cherche juste à fuir le regard d'Eiji. J'ai un petit sourire, m'avance vers le comptoir pour envoyer une bourrade dans l'épaule de mon blondinet préféré.

- Tu vas bien? Pas trop mal à la tête?
- Ça va.

Sa petite voix dit le contraire. Qu'est ce que j'ai encore raté? Je hausse les épaules, m'avance vers les escaliers non sans prendre un donut au passage.

- Je fais me doucher, pas de bêtises les enfants. Et Eiji, ne t'en vas pas, j'ai un truc à vous proposer, quand vous serez tous parfaitement réveillés. Aiden tu ferai bien de prendre un cachet, t'as pas l'air bien là.

Il hausse les épaules, s'installe au bar avec un donut qu'il semble trouver très très captivant. Et moi je prends les escaliers.

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MessageSujet: Re: Alcohol will keep hate far away | Venise, Eiji, Kurt & Aiden   Ven 29 Déc - 12:57

« J'ai essayé de t'empêcher de boire. J'avais enlevé la bouteille de rhum de la table. T'as dû boire sans que je m'en rende compte. Tu devrai manger un peu, mon cœur. Ça te fera du bien. Je suis là dans vingt minutes. »

Du rhum ? Il n’y avait donc pas que de la tequila ? En même temps, pour que je ne me souvienne de rien du tout, une bouteille de tequila n’aurait certainement pas été suffisante. J’ai dû boire sans m’en rendre compte... Je lâche un soupir discret. Je sais comment je suis quand je bois. Je retombe en enfance, des fois je me prend pour un chat et... Je chauffe les gens. Parce que c’est ce au’on m’a toujours fait faire après avoir bu un demi litre d’alcool. Je chauffe les gens et c’est probablement ce que j’ai dû faire à Kurt. Je déteste les homme, de succomber si facilement à la luxure. Je déteste mon corps de réagir ainsi à l’alcool. Parce que tout le monde sait que l’alcool réveille la bête qui sommeil en vous. Alors peut-être qu’au fond c’est ce que je suis. Une allumeuse.

Je n’ai même pas vue Kurt partir. Trop absorbée par mes pensées, j’aurais certainement pue rester longtemps assise sur mon lit, les yeux perdus dans la vague. Il m’a dit de manger un peu. Mais je n’ai vraiment pas faim. Juste une profonde envie de vomir. Et de me taper la tête contre les murs. J’aurais dû prendre un cachet de plus. Il m’a aussi dit de prendre une douche et ça, ça me fait envie. Plus que tout. Peut-être que je pourrais le débarrasser de ce sentiments de dégoût qui me sert le ventre et le cœur. Pour la honte, je ne pense pas qu’elle décide de partir tout de suite. J’ai dû être ridicule hier soir. Et tout le monde a certainement entendu nos ébats. Super. Vraiment super. Je n’avais aucune envie que le frère de mon copain et son meilleur ami entend ma voix dans un autre contexte. Pas dans celui là en tout cas. J’ai tellement honte. Je n’oserais probablement plus descendre les escaliers qui mènent au bar.

Le pas traînant, le regard lasse, je me suis dirigée vers la salle de bain où j’ai prit une douche. Je me suis lavée deux fois. Peut-être que ça fait disparaître les bébés de se laver plusieurs fois ? Qu’est-ce que je raconte moi ? N’importe quoi, comme toujours. Je suis restée un long moment, assise dans la douche, laissant l’eau ruisseler sur ma tête, se mêlant avec mes larmes. J’avais dit que j’allais être une femme forte. Mais sous la douche, les larmes viennent beaucoup plus facilement. Ce sont les cris d’Aiden qui m’ont fait sortir de cette pseudo transe. Qu’est-ce qui se passe ? Je me suis rincée, j’ai séchée mes cheveux à la va-vite et je me suis empressée de m’habiller dans ma chambre. Pas la peine de se rendre physiquement potable, après ce qu’ils ont certainement entendu cette nuit, ils ne feront certainement pas cas de mon teint blafard et des mes cernes grisonnantes. Eiji s’est mis à crier aussi. Je... devrais peut-être descendre. Même si je n’en ai aucune envie. Mais ce sont quand même mes amis. Et ils sont chez moi. Je dois au moins m’assurer qu’ils vont bien et que leurs cris ne sont pas dû à autre chose qu’à la colère ou la joie. Ce serait con que je me retrouve avec un blessé sur les bras. Parce que c’est vraiment pas le moment. Je suis alors descendue discrètement, restant devant la porte juste pour vérifier ce que je voulais vérifier.


« ... je taille pas assez bien les pipes ? C’est vrai que monsieur est un gosse de riche. Monsieur peut tout avoir ! »


Hein ? Pipes ? Gosse de riche ? Qu’est-ce qui se passe ici ? Eiji à l’air furax. Et Aiden semble vouloir l’empêcher de partir. Je me souviens que Kurt m’a dit avant de partir que les deux garçons s’étaient embrassés hier. Aiden est dingue d’Eiji, j’en avais déjà discuter avec lui avant cette soirée. Eiji n’a pas apprécié ? J’avais pourtant cru comprendre qu’il appréciait bien le blond bouclé... Je ne suis pas en état de comprendre. Ça doit être pour ça. Les poings d’Eiji sont super serrés. Il se plante les ongles dans la paume, signe de sa grande colère. Ça c’est de famille. Est-ce qu’Eiji serait capable de lever la main sur Aiden ? Kurt certainement que non, mais lui ? Par peur, je me racle la gorge, attire son attention qui semble le détendre un peu.


« Je suis désolée, je voulais pas entendre votre conversation mais je vous ai entendue crier alors… Enfin… Désolé… »


Le regard d’Eiji se pose sur moi, automatiquement je me renferme, croisant les bras sur ma poitrine comme seul rempart contre l’une de mes phobies, le regard des autres. Il secoue la tête, sourit d’une façon que je ne saurais pas décrire. Du regret ?


« C’est rien, ne t’inquiète pas. Le réveil à été dur n’est-ce pas ? J’allais partir. Merci pour cette soirée. On se voit plus tard ? J’ai quelques trucs à dire à Kurt. Prend soin de toi Venise. »


Et sans même attendre de réponse de ma part, il s’avance, intimant à Aiden de le laisser passer. Pourquoi part-il ? Il ne veut pas attendre le retour de Kurt ? Ma soirée a été catastrophique. C’est normal qu’il veuille partir. Dire qu’elle était censé resserrer les liens entre nous, c’est raté. Comme tout ce que j’entreprends. Et ça me donne encore plus envie de pleurer. De me réfugier dans ma chambre et ne plus voir personne.


« T'allais quelque part, petit frère? Et bien maintenant tu n'y vas plus ! »


Je relève la tête, aperçoit Kurt qui repousse Eiji à l’intérieur. En entrant il nous observe tous un par un, je détourne sans vraiment le vouloir comme le sien s’attarde sur moi. Il va poser une boîte sur le comptoir, s’avance vers moi. Non, non, non pas devant tout le monde...  


« Et voilà ma princesse, tout est là. Et ça, c'est pour me faire pardonner... Et puis, vu que les roses ça ne se mange pas trop, j'ai aussi pris des donuts au chocolat. »


Et il me tend un bouquet de roses. Je me sens rougir instantanément. Hormis Luka, aucun garçon ne m’a jamais offert de fleurs. Et là, tout de suite je ne vois plus ce que je peux lui reprocher. Ses mains se perdent dans les cheveux, ses lèvres sur mon front, mes yeux papillonnent un instant, petit sourire sur le visage. J’attrape le sac qu’il me tend, hoche la tête. Allez Vee, c’est juste histoire d’être sûre. Je le crois. Mais lui aussi était ivre.


« Je vais me doucher, pas de bêtises les enfants. Et Eiji, ne t'en vas pas, j'ai un truc à vous proposer, quand vous serez tous parfaitement réveillés. Aiden tu ferai bien de prendre un cachet, t'as pas l'air bien là. »


Je tourne la tête vers lui, c’est vrai qu’il n’a vraiment pas l’air en forme. Peut-être qu’il était dans le même état que moi ce matin. Mais il n’y a pas que ça. Il y a Eiji. Celui-ci s’élance à la suite de Kurt, disparaissant en même temps que lui derrière la porte qui mène à mon appartement. Je me tourne vers Aiden, m’approche de lui. Je devrais peut-être faire ce test avant de manger.


« Aidy ? Tout va bien ? Qu’est-ce... Qu’est-ce qu’il s’est passé ? »


Il n’a peut-être pas envie de me répondre. Mais je veux juste m’assurer qu’il ne pas va se remettre dans le même état que la dernière fois.



—————— (Eiji)



J’y suis peut-être allé un peu fort. Je l’ai senti, mais la colère brise toutes mes barrières. Je ferais mieux de m’excuser, au lieu de partir comme ça. Surtout devant la mine triste de Venise. C’est la copine de mon frère. Je me dois de prendre soin d’elle. Dans tous les cas, même si j’avais souhaité partir, je n’aurais pas pu. Le choc me fait reculer de quelques pas, je grogne, vers les yeux vers Kurt qui entre dans le bar.


« T'allais quelque part, petit frère? Et bien maintenant tu n'y vas plus ! »


Il est plus costaud qu’il en a l’air. Je le laisse entrer complètement, retour à la case départ moi. Kurt se dirige vers le comptoir, y pose ce qu’il a acheté et se dirige vers Venise. Du coin de l’œil je vois Aiden tout faire pour éviter mon regard. Je lâche un soupire discret. Pourquoi est-ce que je regrette de m’être énervé ? Il a joué au con, il n’a eu que ce qu’il mérite. Kurt s’adresse au blond, il se résout à faire comme si tout allait bien.


« Je vais me doucher, pas de bêtises les enfants. Et Eiji, ne t'en vas pas, j'ai un truc à vous proposer, quand vous serez tous parfaitement réveillés. Aiden tu ferai bien de prendre un cachet, t'as pas l'air bien là. »


Et soudain je me souviens que j’étais censé lui parler. Ni une ni deux je bondis à sa suite, grimpant les escaliers quatre à quatre pour le rattraper. Il ne s’en souvient probablement pas. À moi de jouer à l’ange gardien.


« Kurt attend ! Vous avez tous déconné hier, sérieux. Vous me faites chier les vieux. »


Je me place devant lui, lui bloque le passage comme il l’a fait pour moi tout à l’heure.


« Tu te souviens de ce qu’il s’est passé hier ? Avant que t’embarque Venise dans sa chambre pour faire des cochonneries. Tu devrais peut-être parler avec de son passé, si c’est pas déjà fait. De ses ex plus particulièrement. Et de ce qu’elle aime faire au lit. Elle a dit beaucoup de chose hier. »


Je soutiens le regard de Kurt, croise les bras sur ma poitrine.

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MessageSujet: Re: Alcohol will keep hate far away | Venise, Eiji, Kurt & Aiden   Sam 30 Déc - 2:37




Je monte les escaliers en fredonnant, tentant tant bien que mal de calmer cette espèce de honte qui s'immisce en moi. Déraper comme ça, ça ne m'étais jamais arrivé. J'aurai dû m'arrêter. J'aurai dû la déposer dans son lit, j'aurai dû me contenter de m'étendre à côté d'elle et de lui dévorer les joues de mes baisers. J'aurai dû attendre. Et je ne l'ai pas fait. Je n'ai pas su me contrôler.

- Kurt attend ! Vous avez tous déconné hier, sérieux. Vous me faites chier les vieux.

Je tourne la tête, remercie silencieusement Eiji de me tirer un instant de mon cafard. Il me contourne, se plante devant moi. Oh, j'aime pas cette tête. Beaucoup trop sérieuse pour ma gueule de bois. J'ai un petit soupir, lève les yeux au ciel.

- Tu te souviens de ce qu’il s’est passé hier ? Avant que t’embarque Venise dans sa chambre pour faire des cochonneries. Tu devrais peut-être parler avec de son passé, si c’est pas déjà fait. De ses ex plus particulièrement. Et de ce qu’elle aime faire au lit. Elle a dit beaucoup de chose hier.

Attends quoi? Le début de sa phrase me fait à nouveau lever les yeux au ciel. Mais le reste... Quant est-ce que Venise a parlé de ses exs? Je me frotte les yeux, soupire. Réfléchis, Kurt. Réfléchis. Parler de son passé... De ses exs... Oh, je sens que je déteste cette conversation d'avance. Parler de son passé ne me dérange pas. De ses exs, en revanche... Surtout de ce Valentin. Valentin? D'où est-ce que je sors ce prénom, moi? Oh. Oooh. Le long discours de Venise me revient partiellement en mémoire. Ouais. Il va falloir qu'elle et moi, on ai une sérieuse discussion. Une discussion à propos de nos limites. Surtout des siennes, en fait. Je ne veux pas être le connard qui répète les erreurs des autres. Moi, je veux l'écouter. Je veux comprendre ce qu'elle veut, je veux entendre tout ce qu'elle ne veut pas. Et si ce que je lui avait fait était l'une de ces choses qu'elle détestait par dessus tout? J'ai soudain envie de vomir. Je me dégoûte, de la mettre si mal. Je me tiens au mur, me masse la mâchoire, les yeux rivés au sol. T'es un gros con Kurt. Un gros con. Et tu lui a offert des fleurs? Immense connard. Tu mériterai qu'elle te jette dehors pour avoir abusé d'elle. Je suis un peu comme l'autre enfoiré, en fait. Sauf que je refuse de me l'avouer.

- Je vais... Ouais... En discuter avec elle. Si tu savais comme je m'en veux pour hier soir..

Je serre les dents, me retiens d'écraser mon poing contre le mur. Nouveau soupir, je me remet droit pour faire craquer mes poings.

- Il faut que... J'aille me doucher. Merci de me l'avoir rappelé. Je suis... Terriblement désolé. Je suis le plus vieux, normalement c'est moi qui dois me montrer le plus... Responsable. On dirait que c'est un échec cuisant.

J'ai un ricanement de sarcasme, tapote l'épaule d'Eiji avant de le contourner pour rejoindre la chambre, histoire de prendre quelques affaires. Avant de passer la porte, je me retourne vers Eiji.

- Et Eiji.. Ne sois pas trop dur avec Aiden. C'est parfois un petit con, mais c'est mon meilleur ami. Et dieu seul sait que je n'ai pas beaucoup d'amis. Il est juste un peu... Il est juste un peu lui. Et beaucoup perdu, j'ai l'impression.

J'ai un petit sourire, m'enfonce dans la chambre afin de récupérer quelques affaires. Et puis je file à la douche. Ça fait du bien. Bart va me détester pour sa facture d'eau, mais là, j'en ai besoin. Tout seul, je me retrouve avec mon honte. Mon dégoût de moi même. Pourquoi je n'ai pas réussis à m'arrêter, hein? J'ai fais comme les autres. J'ai fais un truc qu'elle regrette. Et puis, elle n'était certainement pas prête à ça après ce qu'elle a vécu dernièrement. Elle n'était certainement pas prête à s'ouvrir. Pas prête au contact. J'ai vraiment l'impression de l'avoir forcée. Mon poing me démange, s'abat contre le mur avec toute la rage dont je suis capable. Et j'ai terriblement envie de vomir.


Kurt est revenu avec pleins de trucs. D'abord, un bouquet de roses pour sa blonde. Ensuite, une boite qui vient de la meilleure boulangerie de la ville. Et puis, un sac en plastique. Grâce à lui, Eiji est de retour parmi nous. Pourtant je n'arrive pas à le regarder en face. Juste de brefs regards en biais. Il ne veut pas m'écouter? Tant pis, je tenterai de faire sans. Je ne peux pas le forcer à m'apprécier. Je ne peux pas le forcer à aimer m'embrasser. Kurt fait son petit tour du propriétaire, m'adresse même la parole. J'ai l'impression que ça faisait une éternité que lui et moi, on avait pas parlé. C'est trop étrange. Venise n'a vraiment pas l'air dans son assiette. Et Kurt tente du mieux qu'il peut de jouer le rôle de celui qui va bien. Pourtant si on le regarde bien et surtout si on le connaît bien, on voit qu'il n'est que boule de nerfs. Il s'agite trop. Il parle trop.

- Je fais me doucher, pas de bêtises les enfants. Et Eiji, ne t'en vas pas, j'ai un truc à vous proposer, quand vous serez tous parfaitement réveillés. Aiden tu ferai bien de prendre un cachet, t'as pas l'air bien là.

Un truc à nous proposer? Je me suis mit à tourner autours de la boite que Kurt a amené. Des donuts. Du chocolat. J'aimerai bien avoir faim, vraiment. D'habitude quoi qu'il arrive, je mange. J'adore manger. Mais là étrangement, malgré le grand vide en moi, je n'ai pas envie d'avaler quoi que ce soit. Pourtant, je me sers, l'air de rien. Il faut sauver les apparences, garder la tête haute. Faire comme si ce qu'avait dit Eiji ne m'avait absolument pas atteint. D'ailleurs, ce dernier s'en va à la suite de Kurt. Venise se rapproche, je lui fait un petit sourire avant de mordre dans mon donut.

- Aidy ? Tout va bien ? Qu’est-ce... Qu’est-ce qu’il s’est passé ?

Je hausse les épaules, prend le temps de la réflexion. Qu'est ce qu'il s'est passé? Je soupire. Ouais, qu'est ce qu'il vient de se passer, au juste? Je m'adresse à elle en français, par réflexe.

- C'est... En fait... Ça va te paraître débile hein.. Enfin hier, quand j'ai embrassé Eiji c'était.. c'était pas juste un jeu quoi. Mais ça, tu le sais déjà. Il semblerait que pour lui et bien... C'était effectivement un jeu. Et même après, quand je l'ai re-embrassé... Ah oui, t'es pas au courant. Quand toi et Kurt êtes partis, on est allé dans la cuisine et puis je l'ai embrassé. Je te passe les détails mais... Enfin il m'a repoussé, quoi.

Une pause. C'est un peu humiliant, de raconter ça. Je mords dans mon donut, pousse un petit soupir de désarroi.

- Il dit que c'est par principe et tout ça mais... Je vois pas pourquoi ça le dérange tant. En fait, je crois que ce qui le dérange le plus, c'est que je sois encore avec Margaux.

Je relève les yeux, regard ébahit. Oops. Venise n'est pas sensée savoir que je suis encore avec Margaux. Elle s'attend probablement à ce que je l'ai quitté avant de venir. Bon, je ne suis plus à ça près.

- Et ouais, j'ai pas quitté Margaux. Mais c'est pas pour les raison données -non pardon: gueulées par Eiji hein. C'est... enfin je t'ai déjà expliqué. J'avais vraiment prévu de la quitter. D'ailleurs je vais aller la voir aujourd'hui, peu importe qu'Eiji décide de ne plus jamais m'adresser la parole.

Je termine mon donut, me prends la tête entre les mains. Ça me ferai bien chier qu'Eiji décide de ne plus jamais m'adresser la parole. Après tout je suis un gosse de riches et Eiji n'a pas trop l'air d'aimer les gosses de riches. Et puis en plus, il se sent dégueulasse par ma faute. Mes yeux glissent sur le sac en plastique de Venise. Il n'y a jamais rien de bon, là dedans. Mais je n'ose pas trop lui demander le contenu du sac. Je pousse la boite de donuts vers elle. Après tout, Kurt les a ramenés pour elle.

- Assez parlé de moi. Comment tu vas toi, Venise? Tu te rappelles ce que tu m'as dit un jour? Je te dis tout et en échange, tu me dis tout. Aucun de ces deux idiots ne parlent français, de toute façon.

J'ai dit le mot "idiots" avec un peu trop de véhémence. Ça me fait sourire. Ça fait du bien, de sourire. J'aimerai que Venise aussi, se remette à sourire. Si parler l'aide, alors qu'elle parle. Et si se taire aide mieux, alors taisons nous.

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MessageSujet: Re: Alcohol will keep hate far away | Venise, Eiji, Kurt & Aiden   Dim 31 Déc - 3:58

Personnage utilisé : Venise Morlevent






Aiden me fait un petit sourire, se réfugie dans la dégustation d’un donuts, que Kurt a probablement ramené en plus de ce magnifique bouquet de fleurs. Aiden hausse les épaules, soupire.


« C'est... En fait... Ça va te paraître débile hein... Enfin hier, quand j'ai embrassé Eiji c'était... c'était pas juste un jeu quoi. Mais ça, tu le sais déjà. Il semblerait que pour lui et bien... C'était effectivement un jeu. Et même après, quand je l'ai re-embrassé... Ah oui, t'es pas au courant. Quand toi et Kurt êtes partis, on est allé dans la cuisine et puis je l'ai embrassé. Je te passe les détails mais... Enfin il m'a repoussé, quoi. »


Il s’est adressé à moi en français, simple habitude de nos moments passés ensemble ou volonté de se cacher des potentielles oreilles indiscrètes, je ne saurais dire. Eiji l’a repoussé ? J’avoue que je suis un peu surprise. À vrai dire, je ne les ai jamais vue ensemble tout les deux. Je connais Eiji qu’en surface, quoique je sois probablement capable d’esquisser un tableau de sa personnalité. Toujours est-il qu’avec ce que m’a rapporté Aiden, je n’ai vraiment pas eu l’impression qu’Eiji aurait pu prendre ce qui s’est passé pour un jeu. Il doit y avoir autre chose.


« Il dit que c'est par principe et tout ça mais... Je vois pas pourquoi ça le dérange tant. En fait, je crois que ce qui le dérange le plus, c'est que je sois encore avec Margaux. »


Aaaah. Tout s’explique maintenant. Mon petit Aiden, t’es vraiment pas doué avec les relations humaines toi. Tu ne vois pas pourquoi ça le dérange ? Moi je vois très bien. Eiji est un gars bien. Je pousse un petit soupire, lève les yeux au ciel avec un petit sourire au coin. Aiden, quand on veut se rapprocher de quelqu’un, dans le but que la relation se développe plus loin qu’une simple amitié, on se débarrasse de ce qui peut faire tâche dans le décor. Comme une fille qu’on aime… pas vraiment.


« Et ouais, j'ai pas quitté Margaux. Mais c'est pas pour les raison données -non pardon: gueulées par Eiji hein. C'est... enfin je t'ai déjà expliqué. J'avais vraiment prévu de la quitter. D'ailleurs je vais aller la voir aujourd'hui, peu importe qu'Eiji décide de ne plus jamais m'adresser la parole. »


Il termine son donut d’une bouchée, se prend la tête dans les mains, je me rapproche de lui, passe ma main dans ses cheveux bouclés avec un petit sourire moqueur. Eiji doit juste être énervé, du fait qu’il pensait certainement qu’Aiden était célibataire et qu’ils allaient pouvoir se mettre ensemble d’un coup. Eiji doit certainement avoir la même fierté que Kurt, ne supportant pas que tout ne se passe pas comme prévu. Je m’apprête à lui répondre , lorsque ses yeux se posent sur le sac de la pharmacie. Oh.


« Assez parlé de moi. Comment tu vas toi, Venise? Tu te rappelles ce que tu m'as dit un jour? Je te dis tout et en échange, tu me dis tout. Aucun de ces deux idiots ne parlent français, de toute façon. »


À mon tour de soupirer et d’hausser les épaules. Comment je vais ? Je ne sais pas. Je resserre le bouquet de fleurs contre moi, enlève ma main des cheveux d’Aiden, pour me frotter le haut de mon bras opposés, signe de mon malaise profond. Je ne sais pas si j’ai envie d’en parler. Tout simplement parce que je n’ai pas l’habitude de me livrer. J’écoute. Je conseille. Mais je ne parle pas. Je détourne les yeux, lui prend la main pour l’emmener s’assoir avec moi sur une des banquettes du bar. Je vais avoir besoin de m’assoir si je veux pouvoir parler. Si tant est que j’y arrive. Alors pour seul réponse pour l’instant, je lui tends le sac, en évitant tout contact visuel. Je devrais peut-être me dépêcher d’avaler cette foutue pilule. Je lâche un profond soupire, pose ma tête sur l’épaule d’Aiden.


« Il n’est pas aussi responsable qu’Eiji on dirait. »


Je n’arrive toujours pas à me souvenir de ce qu’on a fait. Pourtant il doit bien rester quelque chose dans ma mémoire hein ? Je pose le bouquet de fleur sur la table, me laisse glisser pour finir la tête sur les genoux d’Aiden. Je me sens bien avec lui, comme si je pouvais tout me permettre. L’entendre me parler de ses problèmes l’a fait devenir pour moi, en très peu de temps, comme une sorte de bouée contre la marrée de problèmes qui semble ne pas vouloir nous laisser tranquille. L’avoir au plus prêt de moi, mentalement et physiquement m’aide à surmonter ce flot incontrôlable.


« Je ne lui en veux pas. Du moins pas vraiment. Mais… Je me sens juste terriblement honteuse. Je fais n’importe quoi avec mon corps depuis que je suis arrivée ici. En fait… Je crois que j’ai toujours fait n’importe quoi. Et il n’y a que maintenant que je ne me voile plus la face. Merci Thomas. »


Je lâche un ricanement sombre, ferme les yeux pour cacher la montée de larme qui menace de s’échapper de mes prunelles.


« Eiji est un type bien. Et peut-être que tu devrais comprendre ses principes. Tout comme lui devrait comprendre tes agissements. Quoi qu’il n’y à rien à comprendre en fait, t’es juste un petit con qui fait n’importe quoi. »


Grand sourire pour lui montrer que je plaisante, je pioche sans me relever dans la boite de donuts. Je n’ai vraiment pas faim. Je ne sais même pas pourquoi je fais ça. Moi, Venise Morlevent, ne va pas manger un donut au chocolat. C’est un exploit, notez le dans l’agenda. Mais j’ai juste terriblement mal à la tête. Alors je me contente de poser le donut et de fermer les yeux. Peut-être que la présence réconfortant d’Aiden pourrait m’apporter au moins dix minutes de vrai repos ?
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MessageSujet: Re: Alcohol will keep hate far away | Venise, Eiji, Kurt & Aiden   Lun 1 Jan - 16:57




Tous ses agissements trahissent son malaise. Et je crois comprendre ce qu'il y a, dans ce sac en plastique. Dans les sacs en plastique comme ça, y'a toujours ce qu'il ne faut pas. Enfin, plutôt, toujours ce qui est nécessaire mais dont on ne veut pas: des légumes, des médicaments, ou des trucs pas nets. Pas que les trucs pas nets soient nécessaires hein. Et puis, j'aime pas les trucs pas nets. Enfin j'ai déjà essayé une fois, mais ça ne m'a pas plu. Et après on se sent mal et tout, c'est pas agréable. Je sais pas comment certains font pour fumer ce genre de trucs souvent. En plus, ça détruit le corps. Et mon corps, je l'aime bien. Enfin un peu quand même, quoi. Venise et moi nous nous installons dans un coin, elle avec son bouquet de fleurs et moi ma boite de donuts au chocolat. Une fois installée, elle me tend son sac. Léger. Pas de légumes. Une plaquette orange et une petite boite en carton que aperçoit sans ouvrir complètement le sac. Oh. Je crois que j'ai compris. Sa tête se pose sur mon épaule, je pose le sac sur la table sans y jeter un autre coup d’œil. Elle n'a pas besoin que je joue les voyeurs.

- Il n’est pas aussi responsable qu’Eiji on dirait.

J'ai un petit soupir. Effectivement, Kurt a merdé. Complètement merdé. Est-ce qu'ils l'ont fait sans capote? Pourtant d'habitude ce genre de choses n'arrive pas à Kurt. Il y pense toujours. Une fois on a eu une discussion un peu étrange à propos de ça. Ouais, on avait un peu bu. Enfin moi juste un peu, mais c'est toujours trop. Et lui, juste beaucoup mais c'est toujours peu. On est complètement opposés, sur ce plan là. Enfin bref, toujours est-il qu'on s'est demandé si on avait un jour pu avoir mit nos partenaires enceintes. Kurt plaidait que non, parce qu'il pense toujours à se protéger. Et encore heureux, sinon y'a longtemps qu'il aurait choppé des trucs. Et puis moi aussi, je pense toujours à me protéger. Là, il a vraiment déraillé. Mais ça m'étonne, surtout que c'est Venise et pas n'importe quelle autre fille. Kurt n'offre pas des fleurs aux filles. Il n'appelle personne "ma princesse" et n'habite pas avec les filles avec qui il couche. Venise est différente. Et ce con est entrain de tout gâcher. Venise laisse glisser sa tête sur mes genoux, je pose ma main sur son crâne histoire de jouer un peu avec ses cheveux. Elle a l'air vraiment crevée. A bout.

- Je ne lui en veux pas. Du moins pas vraiment. Mais… Je me sens juste terriblement honteuse. Je fais n’importe quoi avec mon corps depuis que je suis arrivée ici. En fait… Je crois que j’ai toujours fait n’importe quoi. Et il n’y a que maintenant que je ne me voile plus la face. Merci Thomas.

Je secoue la tête, commence à essayer de tresser une de ses mèches blondes. Sauf que je ne sais pas faire de tresses. J'aime beaucoup Venise. C'est comme si on se sauvait l'un et l'autre. Elle m'a aidé à me sortir de la dépression dans laquelle j'étais entrain de tomber, je vais tenter de l'aider avec son mal-être.

- Eiji est un type bien. Et peut-être que tu devrais comprendre ses principes. Tout comme lui devrait comprendre tes agissements. Quoi qu’il n’y à rien à comprendre en fait, t’es juste un petit con qui fait n’importe quoi.

J'ai un petit ricanement.

- C'est vrai.

Eiji est quelqu'un de vraiment bien. Mais ça, je le savais déjà. Il a toujours tout fait pour m'aider, dès le début. Et moi, je fais n'importe quoi. Mais maintenant, je vais essayer de tout rattraper. Je suis sûr que je peux y arriver. Je ne dois pas laisser partir Eiji. C'est pour ça que je vais aller voir Margaux. Et si Eiji refuse quand même de passer du temps avec moi, alors tant pis. Il aura raison. Je ne le mérite pas, après tout ce que j'ai fait. Je me contenterai de le regarder de loin.

- Tu as le droit d'en vouloir à Kurt, Venise. Je ne sais pas ce que vous avez fait, tous les deux, mais il incombait de sa responsabilité à lui de se protéger ou de s'arrêter. Et Venise... Personne n'a le droit de te dire que ce que tu fais avec ton corps est mal, d'accord? Personne. Le regard des autres importe peu. Et ne sois pas trop dure avec toi même. Tu as traversé des choses qu'on ne souhaite à personne de vivre avec une force incroyable. Mais on ne peut pas garder la tête haute tout le temps. Des fois, ça fait du bien d'accepter qu'on a le droit à l'erreur. Tu as besoin de repos. On a pas été très cool avec toi, hier soir. On aurait dû se rendre compte que ça n'allait pas. Alors tu as le droit de nous en vouloir. Il faut déléguer, Venise. La faute ne vient pas toujours de toi.

Je ne suis pas très fort pour réconforter les gens. Pourtant j'aime bien discuter avec les autres. C'est juste que je n'ai jamais vraiment l'occasion de le faire. Je le fais avec Kurt, mais c'est tout. J'ai un petit ricanement.

- Je retire ce que j'ai dit. Il y a des regards qui comptent. Tous ceux qui sont bienveillants comptent.

Je marque une pause, attrape un autre donut.

- Je crois que j'ai un crush sur Eiji. Un vrai crush. Je l'aime encore plus que les donuts au chocolat. Et tu devrai les goûter, ils sont vraiment super super bons. C'est vachement dur d'être aimé plus que la bouffe. J'adore manger.

Je termine mon donut en une bouchée, pousse un grand soupir.

- Le problème c'est que je suis un petit con. Tout le monde le sait. On a tous des défauts, pas vrais? Moi je suis un petit enfoiré, Kurt est irresponsable et toi... Tu te dévalorise beaucoup trop. Alors on va tous bosser sur nos défauts, ok? Comme ça tout le monde pourra être content. Et on s'aimera tous. Ah, et tu dois te demander quels sont les défauts d'Eiji. En fait pour l'instant je n'en ai pas trouvé.

Je hausse les épaules, jette un regard à la boite. Il reste deux donuts. J'aimerai bien manger les deux. Mais Kurt ne serait pas d'accord. Alors du coup je me contente de continuer d'emmêler les cheveux de Venise.

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MessageSujet: Re: Alcohol will keep hate far away | Venise, Eiji, Kurt & Aiden   Mar 2 Jan - 1:46

Personnage utilisé : Venise Morlevent






La main d’Aiden se pose doucement sur ma tête, ses doigts glissent dans mes cheveux, je pousse un soupir discret, j’ai toujours adoré qu’on caresse ma chevelure. C’est reposant. Ça a toujours eu le pouvoir de me détendre, presque autant que la lavande.


« C'est vrai. »


Quoi ? Qu’est-ce qui est vrai ? Les yeux fermés, allongée la tête posée sur ses genoux alors que sa main continue de se perdre dans mes cheveux je sens la fatigue m’envahir de plus en plus. J’ai pourtant dormie toute la nuit. Mais dormir ivre n’a absolument rien de reposant.


« Tu as le droit d'en vouloir à Kurt, Venise. Je ne sais pas ce que vous avez fait, tous les deux, mais il incombait de sa responsabilité à lui de se protéger ou de s'arrêter. Et Venise... Personne n'a le droit de te dire que ce que tu fais avec ton corps est mal, d'accord? Personne. Le regard des autres importe peu. Et ne sois pas trop dure avec toi même. Tu as traversé des choses qu'on ne souhaite à personne de vivre avec une force incroyable. Mais on ne peut pas garder la tête haute tout le temps. Des fois, ça fait du bien d'accepter qu'on a le droit à l'erreur. Tu as besoin de repos. On a pas été très cool avec toi, hier soir. On aurait dû se rendre compte que ça n'allait pas. Alors tu as le droit de nous en vouloir. Il faut déléguer, Venise. La faute ne vient pas toujours de toi »


Moi non plus je ne sais pas ce qu’on a fait. C’est bien ça le problème. Kurt me soutient qu’il n’ait pas allé plus loin qu’un simple baiser dans mon intimité. Mais si lui aussi ne souvenait de rien ? Il a sûrement raison. Sauf que la tête haute, je ne l’ai jamais eue. Je l’ai souhaité. Mais je n’y suis jamais arrivé. Je ne sais tout simplement pas faire. Traversé des choses hein… J’ai faillit me faire violer. Et dans la logique des choses, je me faites violer cette nuit, même si je le vois absolument pas comme ça. Plus j’y réfléchis, plus je ne peux en vouloir à Kurt. Parce que je l’ai cherché. Aiden, je ne peux pas déléguer. Tout ce qui m’arrive, c’est moi qui l’ai provoqué.


« Je retire ce que j'ai dit. Il y a des regards qui comptent. Tous ceux qui sont bienveillants comptent. »


Et ils sont rares. Tellement rare que je peux les compter sur les doigts de la main. Aiden se met à remuer, mon esprit se désembrume un peu, jusqu’à ce qu’il revienne sa place.


« Je crois que j'ai un crush sur Eiji. Un vrai crush. Je l'aime encore plus que les donuts au chocolat. Et tu devrais les goûter, ils sont vraiment super super bons. C'est vachement dur d'être aimé plus que la bouffe. J'adore manger. Le problème c'est que je suis un petit con. Tout le monde le sait. On a tous des défauts, pas vrais? Moi je suis un petit enfoiré, Kurt est irresponsable et toi... Tu te dévalorise beaucoup trop. Alors on va tous bosser sur nos défauts, ok? Comme ça tout le monde pourra être content. Et on s'aimera tous. Ah, et tu dois te demander quels sont les défauts d'Eiji. En fait pour l'instant je n'en ai pas trouvé. »


Un petit sourire se dessine sur mes lèvres, alors que le sommeil commence à me gagner progressivement. Aiden est trop mignon. Aimer quelqu’un encore plus que la bouffe ? J’aime Kurt plus que les sucreries. Mais je sais que je suis folle de Kurt, complètement dingue de lui, de ses gestes, de ses manières, de son accent, de ses cheveux, de son sourire, de son rire, de sa voix, de lui. De tout son être. Est-ce que c’est pareil pour Aiden ? S’il aime vraiment Eiji plus la bouffe, alors oui, c’est pareil pour lui. Lui aussi a eu ce coup de foudre qui n’existe que dans les livres. Aiden ne trouve pas de défauts à Eiji. Ça tombe bien, moi je n’en trouve pas à Kurt. Enfin si. Mais c’est insignifiant. J’hoche la tête doucement, frotte ma tête contre ses cuisses pour mieux m’installer.


« Aiden… Est-ce que t’es amoureux d’Eiji ? Amoureux comme moi je le suis avec Kurt je veux dire… »


S’il y a une réponse je ne l’entends pas. Je glisse, tombe dans ce trou sans fin qu’est le sommeil où les bras de Morphée m’accueillent et me borde tendrement.


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Personnage utilisé : Eijiro Calore






Kurt semble prendre la mouche au début. Puis semble réaliser. Et ouais mon gars. Il s’est passé pleins de trucs pendant que t’étais en train de sombrer dans l’alcool. Son monde semble s’écrouler lorsque les paroles de Venise lui reviennent. Normal après ce qu’ils ont certainement fait cette nuit. Il doit tomber de haut. Très haut. Je pousse un petit soupire alors que Kurt me dit qu’il va en discuter avec elle. Il s’en veut. Heureusement. Je n’assumerais pas d’être son frère si c’était le contraire. Je sens qu’il s’énerve contre lui-même. Il est comme moi. Son poing le démange. Il meurt d’envie de l’utiliser. Il choisit de se retenir, préfère se réfugier sous la douche. Va, va. Tu n’as pas besoin de me remercier. Et tes excuses sont acceptés du moment que tu te rends compte de ta connerie. Il ricane, me tape l’épaule avant de se diriger vers la porte qui doit certainement cacher la salle de bain.


« Et Eiji.. Ne sois pas trop dur avec Aiden. C'est parfois un petit con, mais c'est mon meilleur ami. Et dieu seul sait que je n'ai pas beaucoup d'amis. Il est juste un peu... Il est juste un peu lui. Et beaucoup perdu, j'ai l'impression. »


Ouais. Ça c’est une autre histoire. Une autre histoire dont je ne sais absolument pas si j’ai envie de lire la suite. Je ne baisse pas les bras aussi facilement d’habitude. Mais d’habitude, les gens ne m’attirent pas autant qu’Aiden. Aiden a un je ne sais quoi en plus qui le rend différend de toute les autres conquêtes que j’ai pu avoir. Et c’est pour ça que je monte autant la tête pour lui. Je déteste les problèmes, les embrouilles, les engueulades. Je ne me complique jamais la vie. S’il a quelque chose qui veut se mettre en travers du bon déroulement de mon existence, je l’envoie chier à coup de batte de baseball. C’est aussi simple que ça. Sauf que je ne peux pas le faire avec Aiden.
Kurt a disparu, je reste un moment planté comme un con debout, sans savoir quoi faire. Mon frère ne veut pas que je me casse d’ici. En bas il y a Aiden et Venise. Qui doivent certainement discuter. Si je veux éviter Aiden, je ne peux tout simplement pas le faire. Je ne peux pas m’accaparer Venise pour me servir d’elle comme couverture. Et voilà que je continu à me faire chier avec cette tête blonde. Sois-toi-même Eiji. Ce n’est certainement pas lui qui va changer ta façon d’être. Alors je descends les escaliers. Je veux pousser la porte pour rejoindre le bar mais je les entends, je surprends leur conversation sans le vouloir. Ils parlent français. Venise est française, je le sais par Heather. Aiden a un accent très prononcé. Le genre d’accent qui me fait frissonner. J’ai toujours cru qu’il était canadien. Mais pour parler français, il doit certainement être québécois. S’ils voulaient éviter les oreilles indiscrètes, ils se sont plantés. Kurt ne pige peut-être pas un mot de français, mais moi si. J’ai toujours été fort en langue. C’est la seule chose pour laquelle je me débrouille largement à l’école. Ça et le sport. Je parle anglais, ma langue natale, je parle espagnol avec un niveau plus que scolaire, et je le comprends parfaite, héritage de ma mère, et j’ai pris des cours de français au lycée parce qu’Heather en prenait aussi. J’ai toujours suivit ma sœur dans ses études. Parce qu’elle réussira. Pas moi.
J’entends Aiden parler de principes, de Margaux. Il répète la même chose qu’il m’a dit tout à l’heure. Disque qui tourne en boucle ou réalité, je ne sais toujours pas comment le prendre. Peut-être que tout simplement je n’ai envie d’y croire. Et que le problème vient de là. La conversation s’enchaîne sur Venise et sur ce qui s’est passé cette nuit. Aiden est plus que protecteur avec elle. Ils semblent très bien s’entendre. Ce n’est pas lui qui voulait sortir avec Venise lorsqu’elle est arrivée à Cerfblanc ? Est-ce qu’il lui reste des sentiments pour elle et qui les utilisent en s’improvisant comme son meilleur ami ? Non. Tu te montes vraiment trop la tête Eiji. Je me fais peur. Il faut que je me calme. Que je reprenne les choses en mains. Que je comprenne ce qui m’arrive. Une bonne fois pour toute.


« Je crois que j'ai un crush sur Eiji. Un vrai crush. Je l'aime encore plus que les donuts au chocolat. Et tu devrais les goûter, ils sont vraiment super super bons. C'est vachement dur d'être aimé plus que la bouffe. J'adore manger. Le problème c'est que je suis un petit con. Tout le monde le sait. On a tous des défauts, pas vrais? Moi je suis un petit enfoiré, Kurt est irresponsable et toi... Tu te dévalorise beaucoup trop. Alors on va tous bosser sur nos défauts, ok? Comme ça tout le monde pourra être content. Et on s'aimera tous. Ah, et tu dois te demander quels sont les défauts d'Eiji. En fait pour l'instant je n'en ai pas trouvé. »


Je n’ai pas compris l’intégralité de ce qu’il a dit. Tout ce que je retiens c’est qu’il vient de dire à Venise qu’il est totalement en crush sur moi. Est-ce que ça veut dire qu’il… m’aime ? M’aimer genre amoureusement ? Il a parlé de défaut. Je crois comprendre qu’il ne me trouve pas de défaut. Mais que lui est un con, Kurt est irresponsable et Venise se dévalorise. C’est en partie vrai. Sauf que j’ai probablement bien plus de défauts que tout le monde. Quoique, Kurt doit certainement pouvoir rivaliser, mes défauts viennent de mon connard de père. Ça doit être la même chose pour lui. Et c’est là que Venise pose la question fatidique. Celle que je viens de me poser. Et je n’entends pas de réponse de sa part. C’est à ce moment là que je décide de sortir de ma cachette. Je pousse la porte sans faire doucement, m’approche du comptoir les mains dans les poches dans même faire attention à Aiden. Je m’assois dans mon coin, sort mon portable pour reprendre ma partie de tout à l’heure. Je devrais peut-être lui adresser la parole. Mettre ma fierté de côté. Au moins, avec Venise endormie sur ses genoux, je suis certain qu’il ne peut pas s’approcher de moi. Mon espace vital sera respecté cette fois si.


« Moi non plus ce n’était pas un jeu. Mais tu étais ivre. Tu savais pas ce que tu faisais. T’étais complètement différent du Aiden sobre que j’ai connu. T’as tenté de m’allumer avec des pâtes. Ose me dire que tu es comme ça en vrai, Aiden. J’attends de voir. »


Je lâche un ricanement sonore, secoue la tête, toujours dos à Aiden. Il m’a allumé avec des pâtes. Et le pire c’est que ça aurait vraiment pu marcher. Je me lève, passe derrière le comptoir pour me servir un verre. Il y a du jus d’orange dans ce qui semble être un frigo. Et il y a même un belle panière de fruit. Des vrais fruits. Pas juste de la décoration. J’attrape une pomme, mon verre de jus d’orange et retourne m’installer à ma place. C’est le premier repas que je vais prendre depuis hier midi. Tout mon corps remercie Venise d’habiter dans un bar où les boissons sont nombreuses, et pas toujours alcoolisées.


« C’est sûr qu’être un enfoiré est ton plus gros défaut. Ouais, je comprends à peu près le français. Dommage pour toi boucle d’or. »


Je mords dans ma pomme, mâche le morceau que je viens de croquer longuement.


« Mais ça t’empêche pas d’être mignon. Il me faudra un peu de temps pour me remettre de ce que tu m’as fait. J’ai pas l’habitude d’être prit pour un con comme ça. Je déteste ça. Je peux paraître un peu macho comme ça, mais c’est juste que j’ai vraiment des principes. C’est ces principes qui m’empêchent de devenir comme ces enfoirées qui abusent des filles en soirée. »


Oops. Désolé Kurt.  


« Ne quitte pas Margaux pour si peu, Aiden. Pas pour moi. »


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MessageSujet: Re: Alcohol will keep hate far away | Venise, Eiji, Kurt & Aiden   Mer 3 Jan - 0:29




Je crois que Venise est entrain de s'endormir. Elle s'installe plus confortablement, j'ai un petit rire. Je vois que madame ne se gêne absolument pas! Si je n'étais pas réconcilié avec Kurt (parce qu'on est réconciliés hein?), je crois qu'il m'égorgerai sur place. Je continue de joue avec ses cheveux en fredonnant un air dont je ne me souviens plus la provenance. Peut-être une comptine.

- Aiden… Est-ce que t’es amoureux d’Eiji ? Amoureux comme moi je le suis avec Kurt je veux dire…

Je m'arrête, marque le temps de la réflexion. Amoureux d'Eiji? J'ai un petit sourire. J'en sais rien. J'aimerai dire oui, parce que je suis vraiment inexplicablement attiré par Eiji. Y'a pas que son physique, c'est une sorte de tout. Ses mots, sa façon d'agir... Et puis la manière qu'il a eu d'être présent pour moi, même sans me connaître. Quand on a discuté avant que je ne tente de l'embrasser dans notre chambre, au centre, je me sentais vraiment compris. Vraiment écouté. C'était incroyable. Et j'apprécie vraiment la compagnie d'Eiji, même si pour l'instant, il a surtout tenté de me casser la gueule. Mais c'était à cause de moi, toutes ces fois. Alors maintenant, j'aimerai juste que ça ne devienne pas une habitude. Et ça n'en deviendra pas une, parce que je vais me calmer. C'est pas compliqué de prendre du recul, merde.

- Peut-être, je chuchote.

Si bas, que je crois être entendu de moi seul. Et Venise a dû s'endormir. Tant mieux, elle en avait besoin. Kurt s'est noyé dans la douche, ou quoi? C'est alors que la porte s'ouvre à la volée. Je m'attends à enfin voir Kurt, m'apprête à lui dire que sa copine vient juste de s'endormir. Et puis, j'aimerai bien avoir une discussion sérieuse avec lui, maintenant qu'on est sobres. Histoire qu'il ne reste plus une seule part d'ombre entre nous. Et j'aimerai bien qu'on partage à nouveau le même placard au centre. Sauf que c'est Eiji qui rentre dans la pièce. Pas que je ne sois pas content de le voir, en fait, mais j'en sais rien.. Il a vraiment l'air... Énervé contre moi. J'aimerai bien qu'il s'installe en face de moi, qu'on puisse discuter. Mais sans un regard pour moi, il va s'asseoir dans son coin. J'ai un petit soupir, regarde ailleurs. Je ne sais pas trop à quoi je m'attendais.

- Moi non plus ce n’était pas un jeu. Mais tu étais ivre. Tu savais pas ce que tu faisais. T’étais complètement différent du Aiden sobre que j’ai connu. T’as tenté de m’allumer avec des pâtes. Ose me dire que tu es comme ça en vrai, Aiden. J’attends de voir.

Je me sens immédiatement rougir. Evidemment que non, le Aiden sobre n'aurait pas fait ça. L'alcool a un drôle d'effet sur moi. Le fait qu'il dise que pour lui ça n'était pas un jeu m'affecte bien plus qu'il n'y paraît. J'ai un sourire incontrôlé, remercie le ciel qu'il se soit assit dans son coin. En fait ouais, il a bien fait de s'asseoir plus loin. Eiji se déplace, je tâche de contrôler mes rougissements inopinés. Il revient avec un verre de jus, un fruit. J'ai beau avoir mangé des donuts au chocolat, j'ai encore faim. En fait, j'ai toujours faim.

- C’est sûr qu’être un enfoiré est ton plus gros défaut. Ouais, je comprends à peu près le français. Dommage pour toi boucle d’or.

Là, j'ai soudain très chaud. Il comprend le français? Et moi qui ai librement avoué mon attirance pour lui et tout le reste. Un grand frisson me parcoure le dos, je toussote.

- Mais ça t’empêche pas d’être mignon. Il me faudra un peu de temps pour me remettre de ce que tu m’as fait. J’ai pas l’habitude d’être prit pour un con comme ça. Je déteste ça. Je peux paraître un peu macho comme ça, mais c’est juste que j’ai vraiment des principes. C’est ces principes qui m’empêchent de devenir comme ces enfoirées qui abusent des filles en soirée.

Je hoche frénétiquement la tête, bien qu'il ne puisse pas me voir. Au moins, c'est pas un non définitif, peut-être qu'à la longue il acceptera de me parler à nouveau. Eiji est quelqu'un de bien. Je ne dois pas le laisser partir. Mais s'il a besoin d'espace, alors il en aura. Je ne peux que l'attendre, de toute façon.

- Ne quitte pas Margaux pour si peu, Aiden. Pas pour moi.

J'ai un ricanement.

- Je comptais déjà quitter Margaux. Je ne sais pas pourquoi je ne l'ai pas encore fait. Elle et moi c'est... Enfin je la vois plutôt comme une amie, je suppose. Elle est gentille. Mais... enfin bref. J'ai pas d'excuses. Désolé.

Je hausse les épaules.

- Et ça n'est pas "si peu" pour moi. Tant pis si c'est "si peu", pour toi. C'est un peu emmerdant quand même, parce que t'as dû entendre la fin de la conversation et.. enfin t'as certainement compris. Mais si t'as pas envie d'avoir affaire avec un sale petit con qui se croyait hétéro, pas de problème. Je peux supporter ça... je suppose.

C'est la gueule de bois, qui me fait parler comme ça. Il me faudrait un médoc pour la tête, un verre d'eau pour mon estomac et au moins trois coups de massue histoire de m'aider à dormir. J'aimerai bien que quelqu'un s'occupe de moi pour que je m'endorme. Un peu comme Eiji hier soir, je suppose. Je ne me rappelle pas de tout, juste des moments importants. Donc je l'ai chauffé avec des pâtes? J'ai un peu honte de moi, je dois dire. Un peu beaucoup même.

- Eiji je suis vraiment-

Et la porte s'ouvre. Sur un grand bouclé encore plus bouclé que d'habitude. Et aux yeux rouges. Est-ce qu'il a pleuré? Kurt ne pleure pas. Kurt s'énerve sur les autres, mais ne laisse jamais quoi que ce soit le toucher lui et surtout pas des larmes. Il doit vraiment sentir qu'il a fait la plus grosse connerie qu'il aurait pu faire avec Venise.




J'ai mal aux yeux. Je crois que j'ai chialé. Ou alors c'est que j'ai du savon dans les yeux. J'en sais rien. Personne ne verra rien de toute façon, de l'eau sur de l'eau, ça ne change rien du tout. Bart va vraiment vouloir m'égorger par contre. Tant pis, je lui proposerai de l'aider à payer les factures, en plus de celles de Roxane. Bientôt je devrai me trouver un job, ça va urger en fait. Parce que les fins de mois sont très, très serrées pour Roxane. Surtout parce qu'elle n'arrête pas de se piquer à l'héroïne. Il paraît que ça vous fait vous sentir comme un héro. Pour Roxane, ça n'a pas marché. Ça l'a plutôt transformée en zéro. J'ai rapidement enfilé des fringues propres, attrapé un sweat rouge dans un des placards de Vee. En fait maintenant on dirait vraiment que j'habite avec elle, y'a des affaires à moi dans ses placards. Si elle ne me pardonne pas, il faudra tout reprendre. Ou alors tout lui laisser. Je me décide à descendre en soupirant. Je crois qu'Aiden est entrain de parler.

- Eiji je suis vraiment-

Je suppose qu'il allait dire "désolé", mais bon. J'aurai peut-être dû attendre un peu. On dirait que j'arrive toujours au mauvais moment. Je m'avance dans la pièce, me frotte les yeux. Aiden a remarqué quelque chose, je le vois à ses yeux. Les yeux ne mentent jamais. Il y a Venise qui dort sur ses genoux. J'ai un minuscule sourire, me penche pour lui caresser la tête.

- Elle s'est endormie, je crois.
- Tant mieux.

Aiden a un petit rire, jette un regard dans la direction d'Eiji avant de détourner à nouveau les yeux. Oh. Ouais, j'aurai dû attendre un peu avant de rentrer. Je soupire, me dirige vers le bar histoire de me servir un verre d'eau.

- J'allais vous proposer de sortir au lac, il a neigé cette nuit. Il a même... beaucoup neigé en fait. Et je crois qu'on a tous besoin de prendre l'air. Mais vu comme ça a l'air parti.. Enfin bref, ça vous tente ou non? En fait c'est pas vraiment une question. On rentre tous dans mon pick-up si on se serre bien. On attend juste de savoir quand Venise va se réveiller et puis... On y va. Ok?

Aiden relève ses yeux fatigués vers moi, pousse un petit soupir mais finit par hocher la tête.

- Ok pour moi. Je dois juste... Faire un truc, avant. Enfin, après que Venise se soit réveillée hein. Elle squatte un peu, tu m'en veux pas?

Je secoue la tête, me détourne pour aller prendre une clémentine. Faire un truc avant? J'aimerai bien lui demander quoi. Mais s'il a dit "un truc", c'est qu'il ne voulait pas qu'on sache. Je lui demanderai par SMS quand il sera parti.

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MessageSujet: Re: Alcohol will keep hate far away | Venise, Eiji, Kurt & Aiden   Mer 3 Jan - 8:54

(Eiji)



« Je comptais déjà quitter Margaux. Je ne sais pas pourquoi je ne l'ai pas encore fait. Elle et moi c'est... Enfin je la vois plutôt comme une amie, je suppose. Elle est gentille. Mais... enfin bref. J'ai pas d'excuses. Désolé. »


Aiden a un petit ricanement, hausse les épaules. Margaux est une sexfriend quoi. Sauf qu’il ne veut pas l’avouer. C’est sûr que ça fait tâche de dire qu’on a un ou une sexfriend. Moi j’en ai rien à carrer de ce que les gens penses. Je fais ma vie, ils font la leur. Tant que mes partenaires acceptent ma façon de faire, alors tout va bien. Pauvre Margaux. Aiden n’a pas la tête du don Juan. Pourtant c’est ce qu’il doit être. Il doit sortir avec des tas de filles, parfois avec plusieurs en même temps. Comment voulez vous que je me sente en sécurité avec ça.


« Et ça n'est pas "si peu" pour moi. Tant pis si c'est "si peu", pour toi. C'est un peu emmerdant quand même, parce que t'as dû entendre la fin de la conversation et.. enfin t'as certainement compris. Mais si t'as pas envie d'avoir affaire avec un sale petit con qui se croyait hétéro, pas de problème. Je peux supporter ça... je suppose. »


Ouais j’ai entendu la fin de la conversation. Mais pas la réponse à la question de Venise. Mon niveau de français reste quand même assez bas, c’est compliqué de dire si j’ai réellement compris ou non. Sûrement. J’en sais rien. Au pire on verra bien. J’avais très envie d’avoir affaire à un petit con qui se pensait hétéro. Parce que je n’avais jamais provoqué la bisexualisation de quelqu’un auparavant. Je vous emmerde, j’invente les mots que je veux. J’avoue que tout ça a quelque chose de grisant. J’aime la nouveauté. Quand tout se déroule bien. Pas comme là du coup. Tout ça pour dire qu’à présent, je ne sais pas vraiment ce que je veux.


« Eiji je suis vraiment... »


Aiden est interrompu par Kurt qui débarque dans la pièce. Cheveux humides, l’air complètement hagard, il n’a vraiment pas l’air au top de sa forme. Encore moins que tout à l’heure en tout cas. En même temps, en même temps qu’un lieu de luxure, la douche est un endroit paisible qui ne juge jamais nos larmes. C’est pour ça que j’aime tant la douche. Parce que quand les larmes montent sans que je ne m’en rend compte, je peux toujours les camoufler avec l’eau. Et camoufler mes yeux rouges avec du shampoing qui pique les yeux. Je suis sûr que Kurt connaît aussi cette technique. Il s’approche d’Aiden, mais surtout de Venise, endormie sur les genoux du blond. Il lui caresse les cheveux doucement, les deux garçons s’échangent quelques mots.

« J'allais vous proposer de sortir au lac, il a neigé cette nuit. Il a même... beaucoup neigé en fait. Et je crois qu'on a tous besoin de prendre l'air. Mais vu comme ça a l'air parti.. Enfin bref, ça vous tente ou non ? En fait c'est pas vraiment une question. On rentre tous dans mon pick-up si on se serre bien. On attend juste de savoir quand Venise va se réveiller et puis... On y va. Ok ? »


Alors qu’il s’avance pour se servir un verre d’eau, Il lance sa proposition dans le vent. C’est pour ça qu’il voulait que je reste ? Juste pour aller jouer dans la neige. J’avais prévu de passer la journée avec Heather... Peut-être que je peux faire les deux.


« Ok pour moi. Je dois juste... Faire un truc, avant. Enfin, après que Venise se soit réveillée hein. Elle squatte un peu, tu m'en veux pas ? »


Et comme si elle s’était sentie appelée, la blonde se relève d’un coup, les yeux grands ouverts. Elle a l’air un peu perdue, on se demande si elle dormait réellement.  


« Neigé ? Où ça y a de la neige ? »


J’esquisse un petit ricanement, secoue la tête avec un petit sourire moqueur. Y en a qui perdent pas le nord ici. De la neige, on en a tout le temps à Cerfblanc. Ça doit pas être le cas en France pour que Venise se lève et se précipite vers la porte du bar.


« Y a de la neige dehors ! C’est trop bien ! »


Venise se met sautiller, retourne à l’intérieur, saisit par le froid du dehors. Elle se rapproche timidement de Kurt, sans pour autant se coller à lui, comme ils le faisaient d’habitude. Je lâche un petit soupire, Kurt a raison. Ça fera du bien à tout le monde de prendre l’air.


« Ok pour moi aussi. Mais j’avais prévu de passer la journée avec Heather. Ça ne dérange personne si je vais la chercher ? »


Je n’attends pas forcément de réponse. C’est ma sœur et moi, ou rien. J’attrape pour la seconde fois de la matinée ma veste et mon casque, me dirige vers la porte.


« On se retrouve là-bas ? Le temps que je rentre chez moi et qu’Heather se prépare vous serez certainement tous déjà au lac. »


Et je sors, dernier regard pour Aiden, je ne sais pas trop pour quoi d’ailleurs.

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MessageSujet: Re: Alcohol will keep hate far away | Venise, Eiji, Kurt & Aiden   Jeu 4 Jan - 0:20




Kurt avale son verre d'eau, s'apprête certainement à revenir vers nous lorsque Venise se redresse d'un coup, comme revenue d'entre les morts.

- Neigé ? Où ça y a de la neige ?

J'ai un petit sursaut alors qu'elle file à travers la pièce pour rejoindre la porte. On ricane tous de concert. Enfin presque. Kurt n'a qu'un maigre sourire. Au moins, ça doit lui faire un peu de bien de voir Venise si enjouée. Elle a au moins la force de faire comme si tout allait bien. La blondinette revient en courant, visiblement mordue par le froid.

- Y a de la neige dehors ! C’est trop bien !

Kurt a l'air un peu surpris de la voir à ses côtés, comme s'il s'attendait à ce qu'elle s'envole et le quitte d'une seconde à l'autre. Elle m'a dit qu'elle ne lui en voulait pas. Je la crois. Mais je suppose que c'est juste un peu compliqué à gérer. Un peu beaucoup, même. Déjà que dans ma tête, c'est le bordel, alors pour Venise...

- Ok pour moi aussi. Mais j’avais prévu de passer la journée avec Heather. Ça ne dérange personne si je vais la chercher ?

Mon attention se reporte sur Eiji qui s'apprête à sortir. Alors il ne s'en va pas, il va revenir, finalement. Et puis je vais pouvoir rencontrer vraiment sa sœur. Je l'avais déjà aperçue rapidement. Et puis, c'est aussi la sœur de Kurt. C'est marrant, quand même. Moi je pensais être la seule personne que Kurt puisse un jour considérer comme son frère et en fait il a un frère et une sœur. Moi j'aurai bien aimé avoir une sœur. Ou un frère. Un frère plus âgé, histoire qu'il m'aide à frayer mon chemin en me parlant de ce qu'il a vécu lui même avant moi.

- On se retrouve là-bas ? Le temps que je rentre chez moi et qu’Heather se prépare vous serez certainement tous déjà au lac.

Je hoche la tête. Eiji a un dernier regard pour moi, j'ai un petit sourire. Kurt hoche aussi la tête, son regard se reporte sur Venise. Visiblement, il ne sait pas quoi faire de ses mains. Il croise les bras, j'ai un petit sourire. Peut-être que je ferai mieux de les laisser seuls.

- Bon, je vais y aller moi hein...
- Aiden, attends.

Il s'approche en fouillant ses poches, me tend une plaquette de médicaments.

- Prends en un avant de partir. Tu nous rejoins là bas?

Je le remercie, avale un médoc et lui rend la plaquette avant de hocher la tête. Passage au comptoir, histoire de récupérer mes clefs et ma veste et puis je file dans le froid. Aujourd'hui, je fais table rase du passé. J'avance. Et je veux pouvoir avancer avec les gens qui sont à mes côtés. Et on ne peut pas jouer sur deux tableaux en même temps. Ma portière claque, j'appelle Margaux sur le trajet.

- Hey, salut mon coeur! Ta soirée s'est bien passée?
- Margaux? Je ne te réveille pas? Je dois te parler.
- Heu... Et bien tu peux passer à la maison si tu veux, mes parents ne sont pas là.

Je lui indique que je suis déjà en chemin et puis j'accelère.


Je lui ai tout expliqué. De A à Z. Sans mensonges, avec calme et tranquillité. On s'est installés dans sa chambre, assis par terre là où a toujours eu nos discussion. Oui, Margaux a toujours été d'un grand secours quand il s'agissait de discuter. J'aurai peut-être dû discuter avec elle de tout ça plus tôt. En fait, ça n'est même pas une supposition, j'aurai dû le faire. Point. Elle ne parle pas, se contente d'hocher la tête, en fixant un point visible d'elle seule. Elle n'a pas l'air en colère. Juste... comme étrangement las.

- Aiden, ne crois pas que ça m'étonne. J'avais sentis ça depuis qu'Eijiro est arrivé, avant même que toi et moi nous mettions ensemble.

Je me sens légèrement rougir. Vraiment?

- Pourtant j'ai toujours tout fait foirer avec lui.

Margaux a un petit rire qui n'est pas moqueur. Juste amusé.

- Aiden, c'est normal! C'est la première fois pour toi, hein? Tu aurai dû m'en parler avant. J'ai été élevée par deux papas, je ne t'aurai jamais porté de jugement. Ça aurait évité que tu me trompes pendant la soirée.

Sa dernière phrase était plus tranchante. Normal. Je joue avec mes mains, m'excuse. Margaux hausse les épaules, me prend dans ses bras.

- Je suis contente pour toi.
- Attends, c'est pas... Enfin on est pas ensemble. Je te raconterai ça une autre fois, là Kurt m'attends pour aller se balader avec Venise et Eiji, justement.
- Oh, t'es réconcilié avec Kurt, aussi? C'est cool! Passe lui le bonjour de ma part alors!

Oh non Margaux, je ne suis pas sûr que ça soit une bonne idée. Pourtant je me tais, hoche la tête et la salue une dernière fois avant de rejoindre ma voiture. Je me rappelle quand Kurt sortait avec Margaux. Ils n'avaient pas grand chose ne commun, mais Kurt me racontait qu'il aimait bien discuter avec Margaux. C'est rare, que Kurt trouve quelqu'un avec qui il peut discuter vraiment. Mais depuis qu'ils ne sont plus ensemble, ils se contentent de se saluer dans les couloirs quand ils se croisent. Je hausse les épaules en soupirant, démarre le moteur. Et voilà. Aiden Lord a fait une chose sensée. Incroyable. Il va neiger. Ah merde: c'est déjà le cas. C'est peut-être un signe. Le signe que des choses inhabituelles sont entrain de se produire ou vont le faire.


Aiden est parti. Et moi, je reste planté à côté de Venise. Je ne sais pas quoi faire. J'ai le droit de la prendre dans mes bras? Probablement pas. Je me masse la nuque d'un air gêné.

- Bon... Vas enfiler quelque chose de chaud, je t'attends là. Tu peux prendre un de mes sweat, si tu veux. Et prends de quoi te couvrir la tête, aussi, le froid des Etats-Unis n'est pas le froid de France.

J'ai un petit sourire, me dirige vers l'endroit où elle était installée plus tôt pour récupérer le sac en pastique et le bouquet de roses. Je lui tends le contenu du sac de la pharmacie, récupère ce dernier.

- Je vais aller mettre les fleurs dans l'eau. Tu as mangé un peu? Je vais emporter de quoi manger là bas, tiens. Comme ça si tu as faim, j'aurai de quoi manger.

Je prends la direction des escaliers, me dirige vers la cuisine en silence. Pas de fredonnements, ce matin. Je trouve de quoi mettre les fleurs dans l'eau, farfouille les placards à la recherche d'un paquet de gâteaux et puis redescend dans le bar pour attraper trois pommes que je met dans le sac en plastique de la pharmacie. En attendant Venise, j'envoie quelques messages à Aiden.

- Tu vas vraiment quitter Margaux?
- Ouais. T'as déconné, avec Vee.
- Je sais.
- On pourra parler?
- De?
- J'étais ivre hier soir. J'aimerai qu'on parle maintenant que je suis sobre.
- 'k. On discutera au lac, sinon demain ou après demain, je suis pas sensé rentrer au centre ce soir.
- D'acc

Venise redescend enfin, habillée plus chaudement. J'ai un petit sourire, range mon téléphone et sors les clefs de ma poche.

- Allez viens. Tu vas voir comment c'est, quand il neige, ici. Le lac va être magnifique.

Et on rejoint le pick-up, lui aussi couvert de neige. Super. J'invite Venise à s'installer pendant que je déneige. J'espère que la route sera dégagée, j'ai pas envie de chaîner.

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MessageSujet: Re: Alcohol will keep hate far away | Venise, Eiji, Kurt & Aiden   Jeu 4 Jan - 22:22

Personnage utilisé : Eijiro Calore






Je suis sorti du bar et me suis dirigé vers ma moto. Mon portable dans les mains, j’ai téléphoné à Heather pour la prévenir, mais elle ne m’a pas répondue. Madame doit encore être dans sa bulle à dessiner ou cuisiner. Ma sœur est certainement la meilleure cuisinière de toute la ville. Et du pays aussi, certainement. C’est un de ses passe-temps préférés, si bien qu’elle en oublie de répondre à son frère chéri. Tant pis, je serais à la maison dans moins de dix minutes. J’enfourche ma moto, démarre le moteur et le fait vrombir juste pour le plaisir des oreilles. Je l’aime ma moto. En même temps quand on la répare presque de toute pièce, on s’y attache. Je passe beaucoup de temps à la décharge de la ville. Elle est abandonnée, personne ne s’en occupe ou la surveille alors beaucoup de gens viennent déposer ce dont ils ne veulent plus. Comme une moto. L’ancien propriétaire l’avait certainement jugée hors d’usage. Alors que la carrosserie était presque flambant neuve. Et il n’a fallut que quelques pièces à changer en plus du moteur pour qu’elle se remette à vrombir comme sortie d’usine. Je suis fier de me débrouiller ne serait-ce qu’un peu plus que tout le monde en mécanique. Ça m’a permit d’avoir un petit bijou comme la femme de ma vie pour vraiment pas cher. Ouais, ma guitare et ma moto sont les femmes de ma vie. Et je ne m’en cache pas pour le dire. Comme mon chien est à la fois mon meilleur ami et mon confident. Ouais, je suis du genre à raconter mes journées à Crimson, comme s’il allait me conseiller. Alors qu’il ne comprend certainement pas grand-chose. Pourtant il essaye. Je le vois à sa tête qui se penche de droite à gauche et ses oreilles toutes droites. Je l’aime mon chien. Presque une journée entière passée sans lui, c’est déjà trop long.

Je me dépêche de me garer ma moto et pénètre dans le bâtiment qui abrite l’appartement d’Heather, qui est aussi le miens par la même occasion. Même si je n’y reste pas beaucoup, ma bourse m’offrant la moitié du prix de l’internat, autant en profiter. Je m’avance dans l’immeuble, arrive dans la porte et entre sans frapper. Ouais, je me gêne pas. C’est ma sœur jumelle. J’ai déjà tout vue. Et si je tombe sur elle en train de s’amuser avec un mec et bien… Dommage pour le mec. C’est priorité à Eiji ici. Heather est assise, écouteurs visés sur les oreilles, crayon à la main. Elle ne relève même pas la tête à mon arrivé. Quel accueil ! Heureusement que Crimson est là pour arranger les choses. Le malinois débarque en courant, glissant sur le parquet en jappant comme un dingue. Je m’agenouille pour être à sa hauteur, le prend dans mes bras quand il me saute dessus.


« Salut beau gosse ! Alors mon garçon, alors ! Je t’ai manqué ? J’espère ! Vouii c’est bien mon amour ! »


Je continue de le papouiller, alors qu’il continue de sautiller dans tous les sens. Je relève la tête, me tournant vers Heather.


« Oh la moche ! Ça t’arracherait la gueule un bonjour ? T’as au moins vue qu’il y avait neigé cette nuit ? Habille-toi sœurette, on va se promener. Oui mon beau on va se promener ! Dans la neige ! »


Ça, je suis sûr que Crimson comprend bien ce mot.

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MessageSujet: Re: Alcohol will keep hate far away | Venise, Eiji, Kurt & Aiden   Ven 5 Jan - 11:42


Aujourd'hui je dois passer la journée avec Eiji. C'est un truc qu'on fait souvent. Il passe à l'appartement, on va faire des trucs. Ou alors on ne fait rien de spécial, on discute. J'aime bien discuter avec mon frère jumeau, parce que je sais que lui, à la différence des autres, il me comprend. Il finit mes phrases, je n'ai jamais besoin de me justifier... Bref, je ne sais pas trop ce que je ferai sans lui. Parce qu'en fait, je n'ai pas vraiment beaucoup d'amis. J'aime pas trop le monde. Et j'ai trop de fois donné ma confiance sans retour, alors autan rester seule. Seule avec mon reflet... et Crimson. Crimson qui commence d'ailleurs à s'impatienter. Comme moi. Je crois qu'Eiji devait aller à une soirée chez Venise avec notre autre frère, celui qui m'insupporte un peu sur les bords et puis le blondinet qui ressemble à une princesse. Et je crois que ce dernier intéresse bien Eiji. Mais bon, de ce que j'en ai vu, il a l'air complètement insupportable. Un sale gosse de riche qui se croit tout permis. Il ne mérite pas qu'Eiji s'intéresse à lui.

Mon café à la main, je m'installe sur le canapé pour dessiner. Un peu de musique le temps d'attendre Eiji, un crayon et du papier. Voilà la vie que je mène. Il a neigé cette nuit. C'est une période de l'année que j'adore, quand il se met à neiger. Ça fait de chouettes dessins. Je préfère dessiner les gens, mais j'aime beaucoup dessiner les paysages, aussi. Je suis polycarburant. Bon alors Eiji, t'arrives ou quoi? Peut-être qu'il s'est mit une bonne race pour oublier la compagnie du blondinet plutôt mignon qui se trouvait avec lui. Mais "se mettre une race" n'est pas un truc qu'aime faire Eiji. Crimson saute du canapé en jappant, je crois qu'Eiji est enfin là. Petit sourire en coin, je m'obstine à terminer ce que je suis entrain de faire. Je tire un écouteur de mon oreille sans pour autant relever la tête vers Eiji.

- Salut beau gosse ! Alors mon garçon, alors ! Je t’ai manqué ? J’espère ! Vouii c’est bien mon amour !

Je lâche un petit rire. Mon frère est complètement gaga de son chien. En même temps, comment ne pas être gaga de Crimson?

- Oh la moche ! Ça t’arracherait la gueule un bonjour ? T’as au moins vue qu’il y avait neigé cette nuit ? Habille-toi sœurette, on va se promener. Oui mon beau on va se promener ! Dans la neige !

Je relève la tête, lâche un autre ricanement. D'une traite, je finis mon café, jette mon grand carnet et mon crayon sur le canapé. Un peu plus de bordel, ça ne tuera personne. Et puis c'est organisé, comme bordel. C'est un truc d'artiste, personne ne peut comprendre. J'attrape un coussin sur le canapé, le balance à la figure d'Eiji.

- Si moi je suis moche, toi t'es pareil. Même pire! M'enfin, si Amber accepte de coucher avec toi, tu dois pas être aussi moche que ça... Peut-être qu'elle acceptera de coucher avec moi aussi.

Nouveau ricanement, je m'extirpe du canapé en m'étirant. Mes pas me mènent à la fenêtre, je contemple les environs de haut. J'ai bien envie d'une cigarette, soudain. Mais j'ai pas envie qu'Eiji me casse encore les ovaires. Alors tant pis. Je passe à la cuisine, dépose ma tasse sale dans l'évier, au milieu d'autre tasses sales.

- Je vais à la douche, vas mettre quelque chose de plus chaud sinon tu vas attraper la crève. J'ai pas envie de t'avoir ici si c'est pour que tu sois malade à en crever.

Clin d’œil, je file dans la salle de bain. Une bonne douche plus tard, je retourne dans ma chambre histoire d'enfiler quelques couches de vêtements. Je suis plutôt frileuse comme fille, mais en fait j'aime bien avoir froid. Je préfère ça qu'avoir chaud. Avoir chaud me donne envie de vomir et des maux de têtes incroyables. Le froid, c'est mieux. Et en même temps, ça me correspond parfaitement. On attend pas de la lune qu'elle apporte chaleur et réconfort. Je retourne dans le salon, brosse mes cheveux humides. C'était peut-être pas une bonne idée, de les laver alors qu'il neige dehors et... qu'on va dehors. Finalement, je serai peut-être celle qui attrapera la crève.

- Comment c'était, ta soirée? Y'a eu une baston entre notre merveilleux grand frère et le blondinet? C'est quoi son prénom déjà? Je suis infoutue capable de m'en rappeler...

Il a une tête à porter un vieux prénom français. Je l'ai déjà entendu parler, de loin. Un accent québécois dans ses mots anglais.

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MessageSujet: Re: Alcohol will keep hate far away | Venise, Eiji, Kurt & Aiden   Ven 5 Jan - 14:03

Personnage utilisé : Eijiro Calore






Ma réplique fait réagir Heather, elle relève la tête finis sa tasse de café d’une traite. Elle ricane, mon sourire s’étire, sachant très bien ce qui va m’arriver par la suite. Et ça ne tarde pas. Madame pose son carnet sur la table, s’arme d’un coussin qu’elle me balance à la gueule. Désolé Heathy, j’ai de bin réflexe. Je le stoppe avant qu’il me touche et me laisse tomber à la renverse en poussant un faux grognement de douleur. Quoi ? Faut bien lui faire croire qu’elle a réussit son coup. Ouais je suis un méchant frère.


« Si moi je suis moche, toi t'es pareil. Même pire! M'enfin, si Amber accepte de coucher avec toi, tu dois pas être aussi moche que ça... Peut-être qu'elle acceptera de coucher avec moi aussi. »


Amber, amber… Ma sexfriend. Mon ex-sexfriend. Je me suis débarrassé de la partie sexe avec elle pour Aiden. Je n’aurais probablement pas dû. Nos règles disaient bien qu’aucun de nous n’était exclusif à l’autre. J’aurais très bien pu coucher avec Aiden à cette soirée, Amber n’aurait pas été cocu. Mais voilà, je suis un gars bien. Je pense toujours aux autres avant de penser à moi, et j’avais très bien compris qu’Aiden ne comprenait pas vraiment le terme sexfriend. Alors pour ne pas le froisser, et garder toutes mes chances pour lui, Amber est juste devenue une amie. Le petit prince, lui, en a eu rien à foutre. Pauvre Margaux. Heather se lève, se dirige vers la cuisine pour y déposer sa tasse.


« Je vais à la douche, vas mettre quelque chose de plus chaud sinon tu vas attraper la crève. J'ai pas envie de t'avoir ici si c'est pour que tu sois malade à en crever. »


J’hoche la tête vaguement tandis qu’Heather disparaît. J’ai jamais froid. Sauf quand je suis malade. Et c’est vrai que personne n’a envie de me voir malade. Heather est bien placée pour le savoir. J’enfilerais juste un pull et une veste. Adieu mon perfecto noir ou ma veste en jean. Je pousse la porte de ma chambre, attrape ce qu’il me faut et me change en allant dans la cuisine. Heather est bordélique. Vraiment. Si je ne passais pas de temps en temps je crois que je ne pourrais plus la retrouver sous sa montagne de bordel. Lâchant un long soupire, je m’occupe de faire sa vaisselle le temps qu’elle prenne sa douche et s’habille. Crimson me sit et m’assiste dans ma tâche, même s’il n’est pas d’une grande aide. Je lui ai appris à ramener les choses que je lui demande. Je devrais peut¬-être lui apprendre à les nettoyer ensuite.


« Comment c'était, ta soirée? Y'a eu une baston entre notre merveilleux grand frère et le blondinet? C'est quoi son prénom déjà? Je suis infoutue capable de m'en rappeler... »


Je me retourne, Heather est occupée à se brosser les cheveux. Ils sont encore tous mouillés. J’ai peut-être oublié de lui dire qu’on nous attendait ? Sûrement. Je lâche un profond soupire, comment c’était ma soirée ? Génial. Absolument… Merdique. Je file dans la salle de bain, attrape le sèche-cheveux et revient au salon, attrapant les épaules d’Heather pour la faire tomber sur le canapé. J’adore m’occuper des cheveux de ma sœur. Quand on était petit, c’était ma seule façon de la remercier de prendre soin de moi et de soigner mes blessures. J’attrape sa brosse à cheveux, commence un pseudo brunshing.


« Aiden. Il s’appelle Aiden. T’aurais dû venir. Ça m’aurait éviter de me faire chier. »


Je parle, tout en continuant à jouer avec ses cheveux aussi noirs que le pelage d’un corbeau.


« Ils se sont réconciliés. Kurt a cherché la merde, j’ai bien cru que j’allais devoir intervenir pour calmer les choses. Aiden n’est pas du genre à se battre. Il parle, il parle, c’est tout. Au final c’est Venise qui a calmé les choses. Elle a sortie les quatre vérités de Kurt en lui décollant une claque qu’il n’est pas prêt d’oublier. »


Je ricane, c’était le seul moment cool de la soirée. Ça et le début, quand j’ai croisé la route de l’étalon qui sert de frère à Venise.


« Après ça j’ai proposé un jeu pour détendre l’atmosphère. Pire idée de ma vie. Aiden était déjà bourré, en un seul verre de téquila, Venise aussi commençait déjà à rigoler toute seule. Mais elle en même temps elle s’est tapée la bouteille de téquila cul sec, toute seule comme un grande pendant que les deux autres s’engueulaient. Ah ouais, elle l’a balancée sur Kurt aussi avant de le remettre à sa place. On a fait une action ou vérité. Kurt m’a demandé comment on l’avait retrouvé. Je lui ai raconté. Et puis on m’a dit d’embrasser Aiden. Sauf qu’il était bourré. J’avais pas envie mais c’était pour le jeu alors je l’ai fait. Vee a dû faire un strip tease à Kurt, je te passe les détails, elle te racontera la fin elle-même si elle a envie. Je suis resté un moment seul avec Aiden, il était pas en état alors j’ai dû prendre soin de lui. Il m’a chauffé. Et embrassé. Je l’ai repoussé parce que, putain il était complètement ivre. Et devine ce qu’il m’a dit quand je l’ai allongé sur le canapé pour qu’il puisse dormir ? »


Je laisse un petit blanc, tente de contenir ma colère qui remonte à se souvenir.


« Qu’il devait appeler sa copine. Ouais. Il a une copine. C’est génial hein ? J’ai embrassé un mec ivre et pas libre. Je crois que j’ai jamais été autant pris pour un con. Il a voulu s’excuser ce matin, en me disant qu’il comptait déjà se séparer de sa copine avant de venir à la soirée mais qu’il l’avait pas fait blablabla. Il doit être chez Margaux en ce moment pour rompre. Sauf qu’il va le faire pour rien. Tant pis pour lui. »


J’éteins le sèche-cheveux, brosse une dernière fois la chevelure d’Heather et laisse tomber ma tête sur son épaule. J’ai besoin de réconfort.


« J’avais « quitté » Amber pour lui. Je m’étais même dit que je pourrais peut-être tenter de me mettre en couple avec lui. Et pas de le considérer comme un sexfriend. Il m’attirait plus que physiquement. Mais il a tout gâché. Tant pis. Ah, d’ailleurs. On va rejoindre Venise et Kurt au lac. Y aura peut-être Aiden. Tu veux toujours aller te promener ? Moi j’ai pas très envie. »


Ouais. Eijiro Calore n’a pas envie de sortir se promener. Lui qui d’habitude adore ça. J'ai juste pas envie de revoir la tête d'Aiden. Parce que même si je suis très rancunier, je finis toujours par pardonner.

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MessageSujet: Re: Alcohol will keep hate far away | Venise, Eiji, Kurt & Aiden   Ven 5 Jan - 22:32


Oops, ça n'était peut-être pas une très bonne question à poser. Tandis que je me bat avec mes cheveux qui, décidément, ont décidé de me faire chier toute ma putain de vie, Eiji file dans la salle de bain. Mes cheveux, je les aime bien. Sauf quand ils décident de me pourrir l'existence. J'ai fais des tonnes de trucs sur mes cheveux. Bleu, rose, gris, blanc, blond... Je suis toujours revenue au noir. De base j'ai les cheveux foncés. Merci papa. Mais je préfère vraiment quand ils sont noirs corbeau. Eiji revient avec le sèche cheveux. J'ai un frère bien trop prévenant.une fois installée sur le canapé, il commence à me raconter sa "super" soirée.

- Aiden. Il s’appelle Aiden. T’aurais dû venir. Ça m’aurait éviter de me faire chier.

Aaah, Aiden. Voilà. Je lâche un ricanement. Non, j'ai vraiment bien fait de ne pas venir, je crois. Il y avait Venise, j'aime bien Venise. Et puis je serai restée avec Eiji, au pire. Mais il y avait aussi ce petit con d'Aiden, celui qui se promène sur le campus comme si c'était à lui. Et puis Kurt. C'est pas que j'aime pas mon grand frère mais... J'ai du mal à le cerner. Un coup je trouve qu'il est un parfait connard, surtout quand lui aussi, il se pavane. Et d'un autre côté, il est vraiment mignon quand il est avec Venise. Je ne le connaissais pas avant, mais j'ai appris à le faire au travers des rumeurs que j'ai entendu en cours et dans les couloirs. Et même si on ne doit pas se fier aux rumeurs, ça n'avait pas l'air d'être la joie. Enfin si, justement, pour lui ça devait l'être. En même temps, être capitaine ça ouvre des portes. Mais surtout des cuisses.

- Ils se sont réconciliés. Kurt a cherché la merde, j’ai bien cru que j’allais devoir intervenir pour calmer les choses. Aiden n’est pas du genre à se battre. Il parle, il parle, c’est tout. Au final c’est Venise qui a calmé les choses. Elle a sortie les quatre vérités de Kurt en lui décollant une claque qu’il n’est pas prêt d’oublier.

Nouveau ricanement, je lâche même un petit "bien fait". Il méritait bien qu'on lui remette les idées en place. Eiji me raconte ensuite les événements qui ont jalonnés sa soirée. Une bouteille de tequila cul sec. Outch, mauvaise, très mauvaise idée. La gueule de bois doit être violente. De façon prévisible, Eiji a embrassé Aiden. Pour le jeu. J'ai un petit sourire. Juste pour le jeu, fréro? Je ne suis pas tout à fait sûre de cette information. Et puis plus tard, le petit blondinet complètement soûl a chauffé Eiji. C'est généralement ce que font les hétéros. Ils se foutent de notre gueule en se servant de nous pour expérimenter leur côté caché. J'ai pas de problème avec le fait d'être curieux. Juste avec le fait qu'il faille de l'alcool pour assumer ses actes et surtout avec le fait de ne pas assumer plus tard, une fois qu'on a déclenché des choses qu'on ne peut pas contrôler. Comme de l'attirance. Sûrement que maintenant, Aiden est revenu à sa passion pour les femmes. Moi je n'aime pas qu'on se serve des gens que j'aime. Avec la dernière phrase d'Eiji, je m'attends à tout. Quoi, que finalement il ne se pensait pas si gay que ça? Ou alors qu'en fait, c'était juste pour un pari? Franchement ça ne m'étonnerai pas, vu le personnage.

- Qu’il devait appeler sa copine. Ouais. Il a une copine. C’est génial hein ? J’ai embrassé un mec ivre et pas libre. Je crois que j’ai jamais été autant pris pour un con. Il a voulu s’excuser ce matin, en me disant qu’il comptait déjà se séparer de sa copine avant de venir à la soirée mais qu’il l’avait pas fait blablabla. Il doit être chez Margaux en ce moment pour rompre. Sauf qu’il va le faire pour rien. Tant pis pour lui.

Oh. Alors je me suis trompée, finalement il a peut-être décidé d'assumer même une fois sobre. Mais il avait une copine. Pourquoi ça ne me choque pas? Les connards font toujours ça. Ils vous font espérer, vous laisse penser que vous avez une chance. Et puis, une fois que vous vous êtes un minimum attaché, ils vous la mettent à l'envers. Aiden comptait peut-être se garder sa copine de côté, histoire d'être bien sûr d'être assez gay pour se taper mon frère. Je déteste ce blondinet. Dommage, il était plutôt mignon. Je ne lui ai jamais parlé. Il paraît qu'on doit d'abord parler aux gens avant de les juger. Mais si c'est pour qu'Aiden me mette des douces paroles dans les oreilles, c'est mort. Je serai hermétique. Eiji laisse tomber sa tête sur mon épaule. Il a besoin d'un bon gros câlin.

- J’avais « quitté » Amber pour lui. Je m’étais même dit que je pourrais peut-être tenter de me mettre en couple avec lui. Et pas de le considérer comme un sexfriend. Il m’attirait plus que physiquement. Mais il a tout gâché. Tant pis. Ah, d’ailleurs. On va rejoindre Venise et Kurt au lac. Y aura peut-être Aiden. Tu veux toujours aller te promener ? Moi j’ai pas très envie.

Je bouge pour pouvoir prendre mon frère dans mes bras. Parfois on a pas besoin de mots, juste d'un gros câlin. Je sais ce que c'est, d'être attiré plus que physiquement par une personne et d'être extrêmement déçue par elle. Ça m'est déjà arrivé. Et ça arrive tellement peu à Eiji, de vouloir se mettre vraiment en couple avec quelqu'un... Aiden est un petit con. Je ne suis pas prête d'oublier ce qu'il a fait à Eiji. Et cette pauvre fille qui lui servait de copine... Le monde ne fonctionne pas comme ça. On ne s'arrange pas de cette manière, c'est abject. Il faut faire des sacrifices, c'est comme ça qu'on avance. Mais le mot "sacrifice" ne doit pas être dans le vocabulaire de celui qui conduit une Jaguar. Qui possède ce genre de voiture à notre âge, sérieux?

- Eiji, ne te prends pas trop la tête, d'accord? Aiden n'est rien qu'un petit imbécile. Je suis désolée que tu te sois senti attiré par sa jolie tête blonde, mais il ne faut pas que tu reste fixé sur lui, ok? Qu'il quitte sa copine, puisqu'il en a envie. Il ne mérite pas que tu t'intéresse à lui. Vois d'autres personnes, retourne avec Amber. Elle est gentille, Amber.

J'emmêle ses cheveux en souriant, tente de le réconforter comme je peux.

- On va aller se balader. C'est bien, de prendre l'air. Il ne faut pas s'enfermer. Et il ne faut pas laisser croire à cet imbécile que tu es affecté. En plus je pourrai voir Venise, j'aime bien Venise. C'est dommage qu'elle soit avec Kurt. Il ne la mérite pas. Et Crimson a très envie de se promener dans la neige. Et si ce petit con tente quoi que ce soit, moi j'irai lui casser les dents.

Je met de supers gifles. J'ai pris des cours de self défense. Bon, pas beaucoup, parce que moi et le sport ça fait environ... Bon, j'ai pas assez de doigts pour compter. Mais en gros je suis pas très forte, physiquement. Je m'écarte d'Eiji, ramasse le sèche cheveux pour aller le ranger.

- Merci pour les cheveux! Allez Eiji. Souris. C'est pas cet imbécile qui va changer quoi que ce soit. Si t'as besoin de voir de nouvelles têtes, je connais quelques filles qui pourraient t'intéresser. En tous cas, toi tu intéresse pleins de monde.

Clin d’œil, j'enfile ma veste noire. Il va voir, ce petit blond. Je ne vais pas le ménager.

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MessageSujet: Re: Alcohol will keep hate far away | Venise, Eiji, Kurt & Aiden   Sam 6 Jan - 16:06

Personnage utilisé : Eijiro Calore






Heather se tourne vers moi, ses bras viennent s’enrouler autour de moi. Un câlin de ma sœur c’est vraiment le meilleur truc que je pourrais avoir pour me réconforter. Je mange pas de chocolat. Je suis allergique aux noisettes, aux fruits à coques en général. Je ne peux donc pas me payer le luxe de combler ma baisse de moral en mangeant de la glace au chocolat. Mais c’est loin d’être grave. Parce que les bras d’Heather sont vraiment le meilleur des remèdes.


« Eiji, ne te prends pas trop la tête, d'accord? Aiden n'est rien qu'un petit imbécile. Je suis désolée que tu te sois senti attiré par sa jolie tête blonde, mais il ne faut pas que tu reste fixé sur lui, ok? Qu'il quitte sa copine, puisqu'il en a envie. Il ne mérite pas que tu t'intéresse à lui. Vois d'autres personnes, retourne avec Amber. Elle est gentille, Amber. »


Sa main passe dans mes cheveux, je lâche un petit soupire. Je ne suis pas vraiment du genre à me prendre la tête. Mais j’ai juste très mal vécu ce qu’il m’a fait. J’ai une fierté assez mal placée, autant dire que je ne pouvais que mal prendre le fait qu’il se garde sa copine sous le coude. Retourner avec Amber ? Je ne sais pas si elle acceptera. Je lui ai expliqué que j’étais intéressé par quelqu’un qui avait du mal avec le concept de sexfriends. Elle a accepté que nous restions juste amis. Elle n’appréciera peut-être pas que je change d’avis en revenant vers elle parce que ça n’a pas marché avec Aiden. Elle n’est pas ma solution de secours. Ouais, au delà des apparences, je respecte énormément les femmes.


« On va aller se balader. C'est bien, de prendre l'air. Il ne faut pas s'enfermer. Et il ne faut pas laisser croire à cet imbécile que tu es affecté. En plus je pourrai voir Venise, j'aime bien Venise. C'est dommage qu'elle soit avec Kurt. Il ne la mérite pas. Et Crimson a très envie de se promener dans la neige. Et si ce petit con tente quoi que ce soit, moi j'irai lui casser les dents. »


Elle s’écarte de moi, je retiens un petit ricanement. Je vois très bien Heather aller casser la gueule d’Aiden. Et il a pas intérêt à se défendre sinon c’est moi prendra le relais. Parce qu’on touche pas à ma sœur, c’est tout. Je me tourne vers Crimson, sur le qui-vive depuis qu’il a entendu le mot « promenade ». Ouais, ça ferait du bien à tout le monde de sortir.


« Merci pour les cheveux! Allez Eiji. Souris. C'est pas cet imbécile qui va changer quoi que ce soit. Si t'as besoin de voir de nouvelles têtes, je connais quelques filles qui pourraient t'intéresser. En tous cas, toi tu intéresse pleins de monde. »


Je lui rends son clin d’œil en lui tirant la langue en même temps, me lève pour me diriger vers la commode qui abrite les affaires de Crimson. J’en sors son collier, sa laisse et tout ce dont on aurait besoin au cas où pendant la promenade. Je fourre tout dans un sac à dos et sort de l’appartement à la suite d’Heather.

Le trajet n’est pas long jusqu’au lac. Juste le temps de réfléchir à ce que je vais bien pouvoir faire maintenant.


« Tu sais ce qui m’a attiré chez lui ? Sa solitude. Il a assez d’argent pour avoir tout ce qu’il veut pourtant son seul vrai ami, c’est Kurt. Il ne traine avec personne d’autre que Kurt. Il est beaucoup trop fleur bleue, il est très émotif. J’ai envie de le secouer à chaque fois. Pourtant, je sais pas. Il m’intéresse. J’ai envie de l’aider. »


Je pousse un long soupire, m’avachis dans le siège.


« Je ne peux pas retourner voir Amber. On restera juste de bons amis. Mais je ne veux pas la considérer comme un plan de secours. Je ne fais pas comme Aiden, moi. Ça va, ne t’inquiète pas. J’ai juste mal à ma fierté on va dire. » Je lâche un petit ricanement. « Je ne suis pas fait pour être en couple dans tous les cas. T’inquiète pas Heathy, dans toutes ses filles qui rêvent de mon cul il y en a bien une qui a la même philosophie qu’Amber. Ou même un. »

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MessageSujet: Re: Alcohol will keep hate far away | Venise, Eiji, Kurt & Aiden   Sam 6 Jan - 23:19


Eiji termine de préparer les affaires de Crimson, sors à ma suite. Le trajet du lac se fait dans le quasi silence. Ma voiture, je l'aime bien. Elle est clean et je ne fume pas dedans. J'essaye d'éviter que tout, chez moi, sente le tabac. Y compris mon appartement. Et ma voiture, du coup. Un vieux CD de Iron & Wine tourne en boucle depuis une semaine. J'aime bien réécouter ces musiques, en ce moment. Surtout "Cinder and smoke". Je chantonne sur le trajet en rejoignant le lac. J'aime bien le lac. J'y vais de temps en temps pour dessiner. C'est simple, c'est l'un des seuls jolis endroits de Cerf-blanc. Et puis, l'hiver il est gelé. Avec la neige autours, c'est toujours un plaisir pour les yeux. Je m'engage sur le grand chemin qui mène au lac en entamant une autre musique du bout des lèvres.

- Tu sais ce qui m’a attiré chez lui ? Sa solitude. Il a assez d’argent pour avoir tout ce qu’il veut pourtant son seul vrai ami, c’est Kurt. Il ne traine avec personne d’autre que Kurt. Il est beaucoup trop fleur bleue, il est très émotif. J’ai envie de le secouer à chaque fois. Pourtant, je sais pas. Il m’intéresse. J’ai envie de l’aider.

Ah, il a décidé de me parler d'Aiden? J'ai un petit sourire compatissant. C'est dangereux, de s'attacher aux gens émotifs. Et surtout aux fleurs bleues. Ces gens croient tomber amoureux toutes les deux minutes. Ils ont du mal avec leurs passions, quelles qu'elles soient. On a certainement jamais appris à Aiden comment se mesurer. Comment vraiment se mesurer. C'est souvent le problème avec les gosses de riches. Ils ne savent pas doser, ils font tout sans réfléchir aux conséquences que ça peut avoir sur les autres. Certains font ça sans s'en rendre compte et non par méchanceté, d'autre s'en battent juste la race. Je me demande de quel côté est Aiden.

- Je ne peux pas retourner voir Amber. On restera juste de bons amis. Mais je ne veux pas la considérer comme un plan de secours. Je ne fais pas comme Aiden, moi. Ça va, ne t’inquiète pas. J’ai juste mal à ma fierté on va dire.

Petit ricanement de sa part, je fais de même. Un plan de secours, ouais. Les gens qui font des trucs pareils sont vraiment les pires. J'ai hâte de me retrouver devant lui pour pouvoir lui dire ce que j'en pense, moi, de ses agissements.

- Je ne suis pas fait pour être en couple dans tous les cas. T’inquiète pas Heathy, dans toutes ses filles qui rêvent de mon cul il y en a bien une qui a la même philosophie qu’Amber. Ou même un.

J'ai un autre petit sourire compatissant.

- On ne peut pas aider tout le monde. Tu as essayé avec Aiden, Eiji. T'as vraiment essayé. Le reste ne dépend pas de toi. Le reste dépend de lui. C'est certainement compliqué pour lui, qui se croyait hétéro, mais ça n'excuse pas la manière dont il t'as traité. Et dont il a traité sa copine, aussi. Alors... Laisse tomber. Juste... Laisse les choses venir. Il n'y a que les cons qui ne changent pas. S'il continue de se comporter en connard, alors c'est un connard. En attendant, je vais te filer le numéro d'un ami qui t'as repéré. Et qui n'a pas non plus trop la volonté de se mettre en couple.

Clin d’œil complice, je m'engage sur une petite bute avant la rive du lac. Le pick-up de Kurt est là. Mais pas de Jaguar à l'horizon. Je coupe le contact, me tourne vers Eiji et attrape un chewing-gum dans la boite à disposition.

- Et on reste flex hein, pas d'embrouilles. Si tu penses que t'arriveras pas à gérer, tu reviens à la voiture. Et on rentre quand tu veux.

Je fais claquer la bulle de mon chewing-gum, pousse la porte d'un grand coup de pied. Ouais, j'ai dit que ma voiture était clean. Pas que j'en prenais un soin immense. Je m'avance dans la neige en courant sans me tourner vers le pick-up de Kurt, pousse un grand cri émerveillé. J'adore la neige. Ça contraste, avec moi, tout ce blanc. J'observe un instant le lac, fait de grands signes à Eiji pour qu'il me rejoigne. Et derrière moi voiture, aperçoit la voiture d'Aiden. Impeccable, pas une trace. Je l'observe se garer, il claque la porte de sa voiture. Alors, Aiden, tu fais mal aux gens que tu dis apprécier? Aiden s'avance, croise mon regard, de loin. Lui aussi, il m'a déjà vu. Et il doit savoir que je suis la sœur de Eiji. En même temps, comment ne pas le remarquer? Je plisse les yeux, campe sur mes positions. Aiden s'assied sur le capot de sa voiture, me jauge du regard, les mains dans les poches. Il a au moins l'intelligence de se méfier de moi. On ne sait pas ce que peuvent faire les sœurs énervées.

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MessageSujet: Re: Alcohol will keep hate far away | Venise, Eiji, Kurt & Aiden   Dim 7 Jan - 2:00

Personnage utilisé : Venise Morlevent






Il y a de la neige dehors. C’est génial. J’adore la neige. C’est si beau et si amusant. À Paris, la neige, on n’en a pas souvent. Les hivers sans neiges on a ça presque tous les ans. Je peux compter sur les doigts de ma main les années où j’ai pue m’amuser avec mes frères et ma sœur dans la neige et faire des bonhommes de neige dans la cours de la récréation. Parce que oui, en grandissant la neige a décidée de m’abandonner. De rester dans les cours de récré de mon enfance. Peut-être que Cerfblanc m’autorise à retourner un peu en enfance pour ma nouvelle vie ? Peut-être.
Aiden et Eiji sont partis. Je suis seule avec Kurt, et je n’aime pas ce malaise qui s’installe. À vrai dire, je ne sais pas moi-même ce que je veux faire. Je ne lui en veux pas, je l’ai dit à Aiden. Mais… Enfin c’est bizarre. Se dire qu’il a touché à mon intimité sans que je ne m’en souvienne, alors que nous n’avons jamais rien partagés de plus que des câlins et des bisous.  C’est… Bizarre.


« Bon... Vas enfiler quelque chose de chaud, je t'attends là. Tu peux prendre un de mes sweats, si tu veux. Et prends de quoi te couvrir la tête, aussi, le froid des Etats-Unis n'est pas le froid de France. »


Il s’éloigne de moi, récupère ce qu’il allé chercher tout à l’heure pour me le tendre. Au final, je ne sais même pas ce que je vais faire de tout ça.


« Je vais aller mettre les fleurs dans l'eau. Tu as mangé un peu? Je vais emporter de quoi manger là bas, tiens. Comme ça si tu as faim, j'aurai de quoi manger. »


Je secoue la tête. Je n’ai pas faim. Tout ça est trop bizarre pour que je puisse manger. Kurt monte les escaliers, je le suis, tourne pour m’enfermer dans ma chambre. Je me laisse tomber sur le lit, lève le bras en l’air pour observer le test de grossesse sous tous les angles. Cela ne rime à rien. J’ai… Confiance en Kurt. Ça ne sert à rien de le faire, une pilule suffira. J’ouvre la boîte, sors un cachet que j’avale sans eau. Juste au cas où, Kurt ne se rappelle peut-être pas de toute. Long soupire, je me lève et m’habille chaudement, un gros pull, une grosse écharpe, un bonnet et une doudoune, ça devrait suffire. Et un sweat de Kurt au cas où.

La route vers le lac se passe en silence. Personne ne parle, je sens la distance se creuser entre nous. Ça ne peut pas être terminé avant d’avoir commencé, non ? Je soupire, me perd dans la contemplation de la route. Il m’a dit que le lac était magnifique quand il était enneigé. Il était déjà si beau avec les frondaisons de l’automne. J’ai vraiment hâte de voir ça alors. Les voyages en voiture m’ont toujours endormie. C’est donc sans surprise que je me suis assoupie. Et que la force centrifuge l’a projeté sur Kurt. Je suis bien sur lui comme ça. Je n’ai aucune envie de m’éloigner de lui.

Je ne sens même pas la voiture s’arrêter. On est déjà arrivé ? Pourquoi Kurt ne m’a pas réveillé ? Je me redresse lentement, baillant à m’en décrocher la mâchoire. Je mets un moment à m’apercevoir de la beauté du paysage. Il avait raison. C’est si beau. Le lac est gelé, entouré d’une épaisse couche de neige. Les arbres ont perdus leurs éclats pourpres pour être remplacé par un éclat froid. Je pousse une petite exclamation, me penche en avant pour mieux pouvoir observer. Une forme se dessine dans mon champ de vision, je n’ai aucun mal à reconnaître la chevelure de jais d’Heather, qui tranche parfaitement avec le blanc de la neige. Heather et Eiji sont déjà arrivés et ils sont accompagnés… D’un chien. Un chien. Je vous ai déjà parlé de ma plus grande phobie ? Et j’ai eue la bonne idée de partir sans mes cachets. Absolument génial.

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MessageSujet: Re: Alcohol will keep hate far away | Venise, Eiji, Kurt & Aiden   Mar 9 Jan - 22:46




Le trajet est plutôt... étrangement silencieux. Je ne sais pas trop où tout ça va nous mener. Venise a l'air un peu plus tranquille qu'il y a quelques temps. Est-ce qu'elle a fait le test? En tous cas, elle n'en parle pas. Je décide de ne pas la questionner là dessus. Je suppose que si elle a envie d'en parler avec moi, alors elle en parlera. Sinon, je pense qu'il faut laisser faire le temps. J'en sais rien en fait, je fais un peu au feeling. Venise se retrouve calée contre moi, hasard ou véritable volonté? Je pencherai plutôt pour la première option. Un simple coup d’œil me permet de comprendre qu'elle s'est endormie. J'ai un petit sourire. Elle est trop mignonne, quand elle dort. Nous arrivons au lac sans encombre malgré la route bien gelée. Mais bon, je sais conduire. Passer son permis en hiver à Cerf-blanc pendant la période des neiges, ça m'a au moins fait prendre de bonnes habitudes. Je m'avance sur le chemin qui mène au lac. C'est couvert de neige. Pas encore de quoi chaîner, cependant. Peut-être au retour, s'il continue de neiger. 

Nous sommes les premiers. Cet endroit est merveilleux. Je ne peux pas m'empêcher de pousser une petite exclamation admirative en coupant le moteur. A côté de nous, une petite voiture bleue s'arrête. Heather. Et Eiji. Venise se réveille tranquillement, observe le paysage. Je suis fier de l'effet que ça lui fait. Je vois Heather s'avancer sur la berge, rapidement rejointe par Eiji et... un chien. Je ne savais pas qu'Heather avait un chien. A moins que ça soit celui d'Eiji. J'en sais rien. Heather fait de grands signes à Eiji d'un air joyeux. Je ne lui avait encore jamais vu d'air joyeux sur le visage. Elle est plus jolie quand elle sourit. Quelqu'un devrait se charger de lui dire. Mais ça ne sera certainement pas moi. Je me tourne vers Venise, qui s'est visiblement figée. Qu'est ce qu'il se passe? Elle a oublié un truc chez elle?

- Ça va? Hé...

Je suis son regard. Le chien. Oh. Alors Venise a peur des chiens? C'est un problème. Je ne savais pas qu'Eiji avait un chien. Sinon je l'aurai probablement prévenu, pour Venise. Et je ne savais pas que Venise avait peur des chiens. La communication, c'est important. Peut-être que je devrai le répéter un peu plus souvent. Je me tourne complètement vers Venise, tente de capter son regard. Il ne faut pas qu'elle panique. Parce que je suis sûr qu'elle a oublié ses médicaments. Et que la route est gelée. Faire un aller-retour en quatrième vitesse parce qu'elle fait une crise est risqué. Mais à choisir, je foncerai quand même sur la glace. Pour l'instant, essayons d'éviter le pire.

- Bébé. Bébé regarde moi.

J'attrape ses mains, tente de capter son attention très calmement. Venise détourne enfin les yeux dans ma direction.

- Ça va aller. Tout va très très bien se passer, d'accord? Respire un grand coup. Je suis là. Tout va très bien se passer. 

Je caresse la paume de ses mains de mes pouces, tente tant bien que mal de la rassurer. Je sais ce que c'est, d'avoir des peurs panique. Et je sais aussi que ça va mieux, quand quelqu'un qui ne dégage rien d'autre que des ondes rassurantes tente de nous aider. 

- Je vais sortir et tu vas voir que tout est ok, d'accord? Dans la voiture, il ne peut rien t'arriver. Tu as ton téléphone avec toi, j'ai le mien. Si tu veux me dire quoi que ce soit sans avoir à sortir de la voiture, tu m'envoie un message. Ok?

Je me penche en avant, embrasse son front et lui fait un clin d’œil avant de quitter mon siège. Et je referme la porte. J'aimerai bien que cette journée se passe bien. C'est tout ce que je demande. Aiden est arrivé, aussi. Il a l'air un peu perdu dans ses pensées, installé sur le capot de sa voiture. Je fais une boule de neige, lui balance dessus.


Elle a pas l'air de m'aimer. Dès le premier regard, je le sais. Est-ce qu'Eiji lui a raconté? Probablement. Génial. J'ai un petit soupir, fait mine d'être soudainement intéressé par mon téléphone. Il y a un chien, avec eux. Le chien de Heather, ou celui d'Eiji? J'aurai bien aimé avoir un animal. J'aime bien les chats. Je crois que quand je me casserai de cet endroit, à la fin de l'université, je prendrai un appartement. Et un chat. Un gros chat que j'appellerai César. Ou Napoléon. J'en aurai deux, en fait: Napoléon et César. Plongé dans ma réflexion intense, je reçois en pleine figure un truc froid. Un cri de surprise plus tard, je me tourne vers l'odieux commendataire de cet attentat envers ma personne. Kurt. Une boule de neige.

- T'es pas venu ici pour être sur ton téléphone! Viens!

J'ai un petit sourire, lève les yeux au ciel pour me rapprocher les mains dans les poches. Kurt s'avance vers son frère et sa sœur, j'en profite pour les observer. C'est la première fois que je les vois tous ensemble en même temps. La ressemblance d'Eiji et Heather saute aux yeux, bien sûr. Mais il y a un truc, entre eux trois. Les cheveux, peut-être? Kurt a définitivement les yeux de sa mère. Et puis ils sont grands, les deux frères. Je plante mes yeux dans ceux de Heather, qui ne démord pas avec son regard mauvais.

- Salut, je lâche en souriant.

Heather met quelque secondes à répondre à mon salut.

- Je suis...
- Je sais qui tu es.

Ah. Et bien au moins... on sait à quoi s'attendre, avec elle. Je détourne la tête vers le pick-up de Kurt. Venise est visiblement restée dedans. Qu'est ce qu'il se passe?

- Venise ne vient pas?

Kurt secoue la tête de droite à gauche. Il a l'air très soucieux, serre son téléphone entre ses mains comme s'il attendait que le président des Etats-Unis l'appelle pour lui confier le code nucléaire.

- Elle... Je crois qu'elle ne se sent pas très tranquille avec le chien.
- Crimson ne ferait pas de mal à une mouche.

Je braque mes yeux sur Heather. Elle hausse les épaules, visiblement gênée d'avoir parlé avec tant de véhémence.

- Désolée. Je ne voulais pas réagir comme ça. Tu veux que j'aille avec elle pour la rassurer?

Kurt hausse les épaules. Visiblement, lui non plus il ne sait pas trop quoi faire. Je me contente de me taire. On va éviter de se faire remarquer, hein.

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MessageSujet: Re: Alcohol will keep hate far away | Venise, Eiji, Kurt & Aiden   Mer 10 Jan - 15:27

Personnage utilisé : Eijiro Calore






La route n’est vraiment pas longue jusqu’au lac. Juste le temps d’enchaîner une ou deux musiques d’un groupe qu’Heather apprécie. Je m’enfonce un peu plus dans mon siège, bercé par le rythme lent de la musique et le passage des arbres par la fenêtre. La fatigue commence à se faire ressentir, moi qui ai un sommeil régulier, une nuit blanche se marque au fer rouge sur mon esprit et mon corps.


« On ne peut pas aider tout le monde. Tu as essayé avec Aiden, Eiji. T'as vraiment essayé. Le reste ne dépend pas de toi. Le reste dépend de lui. C'est certainement compliqué pour lui, qui se croyait hétéro, mais ça n'excuse pas la manière dont il t'a traité. Et dont il a traité sa copine, aussi. Alors... Laisse tomber. Juste... Laisse les choses venir. Il n'y a que les cons qui ne changent pas. S'il continue de se comporter en connard, alors c'est un connard. En attendant, je vais te filer le numéro d'un ami qui t'as repéré. Et qui n'a pas non plus trop la volonté de se mettre en couple. »


Sauf que j’ai pas la tête à ça. Peut-être que je devrais faire une pause dans mes relations. Juste pour… Me vider la tête. Repartir du bon pied. Heather se gare enfin au lac où le pick-up de Kurt est déjà là. Elle coupe le contact, je pousse un sourire discret, ne bougeant pas de mon siège.


« Et on reste flex hein, pas d'embrouilles. Si tu penses que t'arriveras pas à gérer, tu reviens à la voiture. Et on rentre quand tu veux. »


J’allais dire que je ferais mieux de ne même pas sortir de la voiture mais la voiture d’Aiden n’est pas là. Je n’ai rien contre Vee et Kurt. Alors je descends de la voiture, en même temps qu’Heather qui se met à courir dans la neige comme une enfant. Je secoue la tête en ricanant, contourne la voiture pour ouvrir le coffre et en faire sortir Crimson qui se met à japper de joie. Il est un peu exubérant comme chien. Mieux vaut attendre que Kurt et Venise sortent avant de le lâcher complètement. Ils pourraient ne pas apprécier qu’un chien leur fonce dessus comme Crimson aime le faire. Je ferme le coffre, commence à m’avancer vers Heather qui s’est mis à me faire des signes, garde mon chien en laisse lorsqu’une voiture débarque, au bruit qui ne ressemble à aucune autre. Pas de doute, prince Aiden est arrivé. L’attitude de ma sœur change du tout au tout, Aiden préfère garder ses distances face à la louve qui lui fait face. Ce n’est pas ma sœur jumelle pour rien en même temps. Je finis de m’approcher d’elle, me place à ses côtés pour lui ébouriffer les cheveux. Haut les cœurs, Heather, Aiden a déjà perdu la bataille de regard. Et puis ce n’est plus la peine d’en faire tout un plat, je passe l’éponge pour cette fois si.
Kurt nous rejoint enfin. Suivi de près par Aiden. Je fais assoir Crimson, sa queue se met à battre la neige, comme s’il voulait créer un petit ange de neige. Il meurt d’envie de faire la connaissance de Kurt et d’Aiden. Surtout Kurt. Je lui ai beaucoup parlé de Kurt. Je lui raconte toujours tout à Crimson. C’est mon confident. Parfois c’est bien d’avoir un confident qui ne sait pas parler, autrement que par l’expression des yeux.


« Salut. »


Souris tant que tu le peux Aiden, parce que je suis pas sûr de pouvoir retenir ma sœur.


« Je suis...
- Je sais qui tu es. »


Je me retiens de lâcher un ricanement, ce n’est pas très correct. Je me contente d’un sourire mi moqueur, mi fier de la réaction ma sœur. C’est amusant de la voir tant prendre à cœur mes petits problèmes de cœur. Nous avons toujours été très proches. Mais j’ai toujours été le plus véhément dans ce qui touchait à ma sœur. On ne touche pas à ma sœur.


« Venise ne vient pas ? »


C’est vrai ça, où est-elle ? Je l’ai pourtant aperçu dans la voiture de Kurt. Se sent-elle encore mal après cette soirée ? Au point ne pas vouloir sortir dire bonjour à Heather ? Je pensais pourtant qu’elles s’entendaient bien toutes les deux. Kurt secoue la tête, les mains scotchés sur son téléphone.


« Elle... Je crois qu'elle ne se sent pas très tranquille avec le chien.
- Crimson ne ferait pas de mal à une mouche. »


Venise a peur des chiens ? Tout le monde se tourne vers Heather dont la colère contre Aiden la rend un peu… irritable. Crimson ne ferait pas de mal à une mouche, effectivement. Surtout s’il est avec moi. Mais ça, Venise ne le sait pas. Et quand on a une phobie, on ne veut pas toujours écouter les conseils et le réconfort des autres.


« Désolée. Je ne voulais pas réagir comme ça. Tu veux que j'aille avec elle pour la rassurer ? »


Kurt hausse les épaules, semble un peu perdu. Je lâche un petit soupire en secouant la tête. N’a-t-il aucune volonté à aider sa copine ? Elle ne va pas passer sa journée à rester dans la voiture. Je m’accroupi faire Crimson, lui frotte la tête. Il me donne sa patte, quémandant encore des caresses. Désolé Crimsy, j’ai une demoiselle en détresse à aider.


« Je vais y aller. Vous pouvez vous déplacer si vous voulez, Crimson ne bougera pas. Pas vrai mon beau ? Pas bouger. »


Crimson se couche alors dans la neige, lâchant un bâillement sonore, rechignant un peu. Je sais qu’il adorerait aller jouer dans la neige. Mais s’il bouge, tout le petit discours que je vais sortir à Venise ne servira à rien. Je me dirige alors vers la voiture, la contourne et grimpe du côté conducteur, refermant la porte derrière moi.


« Salut ! C’est super beau ici hein ! »


Elle ne me répond pas, le regard perdu, les mains tremblantes, ses ongles s’enfonçant dans ses paumes. Elle est dans le même état qu’hier soir, avant qu’elle ne jette la bouteille de téquila sur Kurt. Quelque chose ne va pas avec Venise. Est-ce que Kurt est au courant de… Ces crises de panique ? Ou d’angoisse… Je ne sais pas vraiment la différence. Je me rapproche d’elle, lui attrape doucement les deux mains, la forçant à capter mon regard.


« Venise, tout va bien, ok ? Kurt m’a dit que la présence du chien te dérangeait. Je te présente Crimson ! C’est mon chien. C’est un malinois, il a quatre ans. Il est tout jeune du coup. Je sais pas trop si Heather t’en a déjà parler mais… Notre mère est malade. Depuis longtemps maintenant. On s’est toujours débrouillé seuls. J’avais quatorze ans quand j’ai recueilli Crimson. Ouais je dis bien recueilli. C’était encore un bébé quand je l’ai trouvé. Il était dans un carton, blessé. J’ai pris soin de lui et j’ai fait de lui le chien le plus gentil du monde. Vraiment. Il m’écoute au doigt et à l’œil. Tu veux voir ? »


Elle ne me répond pas. Mais je vois dans se yeux qu’elle hésite. Peut-être que mon histoire l’a touchée. J’en sais rien. J’ai fait en sorte que ça le soit. Sans attendre de réponse, je lâche ses mains, sors de la voiture pour la contourner et ouvre la portière de Venise.


« Ok, regarde bien. »


Je me tourne vers Crimson, toujours couché au loin. D’un signe de main je lui intime de s’assoir. Il s’exécute immédiatement.


« Je veux voir Bart… »


Moi aussi ça me dirait bien de le voir. Mais là tout de suite, je continue mon petit numéro. Je fais signe à Crimson de s’approcher, je sens Venise bouger dans la voiture. D’un « Stop ! » sonore, je fais assoir Crimson, le fait s’allonger sur le côté.


« Venise, regarde. Ça c’est la position de soumission. Quand un loup dominant, un alpha se présente face à un bêta ou un oméga, les loups inférieurs à lui se soumettent comme ça. Je suis le dominant, pour lui. Tu n’as rien à craindre si tu es avec moi. Tu as vue comme il m’écoute ? Je veux juste que tu sors de la voiture et que tu me suives. Crimson ne t’approchera pas. Je te le promets. Si je te mens tu sais que Kurt ne sera pas content hein ? Et je n’ai pas envie de m’engueuler avec mon frère. »


Je lui tends la main, qu’elle ne saisit pas tout de suite. Je peux rester comme ça des heures, s’il le faut. Parce que je n’ai aucune envie de me priver de la présence de mon frère et de sa copine parce que je souhaite rester avec mon chien. On peut tous cohabiter ensemble. Elle aussi doit le savoir, et le vouloir. Elle finit même par me donner la main. Ensemble, nous rejoignons les autres, pas à pas. Je sens qu’elle se fige toute entière quand on passe vers Crimson. Un regard pour mon chien et il se repositionne en soumission.


« Et voilà le travail ! »


Je dis avec un sourire victorieux alors que Venise se précipite vers Kurt. C’était long. Mais facile. Je n’aurais qu’à garder Crimson près de moi pendant que les autres s’amusent.  
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